RÉSUMÉ ET DIAGNOSTIC
Si nous résumons les symptômes des différents examens que nous avons fait, nous avons l'aperçu suivant :
Pas d’hérédité. Quoique l'existence d’une atteinte spécifique soit niée, l’image clinique de la paralysie générale progressive est très nette. Nous retrouvons le syndrome classique de l'affection constitué par la coexistence de symptômes somatiques (pupilles inégales, exagération des réflexes, marche ataxique, troubles du langage) et psychiques (idées de grandeur). En plus le diagnostic étiologique est confirmé par une réaction de Bordet-Wassermann positive. L'orientation dans le temps ou dans le lieu n’est pas toujours intacte. L’affectivité est d'habitude très superficielle, quelquefois nulle. Il y a des périodes d’inaccessibilité absolue. Les hallucinations sont niées. L’égocentricité est très marquée. Ordinairement le malade reste tranquille dans son lit et ne parle pas. C’est seulement de temps en temps qu’il est plus excité et profère constamment ses idées de grandeur en présentant en même temps des mouvements stéréotypes, symptôme qui nous intéresse plus spécialement.
Nous voyons donc chez le malade, ordinairement couché tranquillement, sans bouger, dans son lit, apparaître subitement sans cause extérieure constatable les phénomènes moteurs suivants :
JA AT Eee
Le malade prend une position demi-assise, les mains placées l’une sur l’autre. Puis il commence à frapper avec l’index et le médius de la main supérieure le dos de la main inférieure ; enfin quand ces secousses ont atteint un certain degré d'intensité, il lève son bras, montrant quelque chose dans le vide, devient stuporeux et regarde dans cette direction. Quand ces mouvements surviennent pendant qu'on cause au malade, il ne répond pas au moment du grand mouvement, tandis qu'il continue à parler au début de l’excitation motrice. En plus on arrive à le faire renoncer à l'exécution des mouvements en le retenant. Ces paroxysmes surviennent avec une certaine fréquence et deviennent même incessants a certains moments.