‹ Contribution à l'Étude des Stérols des Algues marinesChapitre 15 sur 18 · EN BONE · texte numérisé non relu

EN BONE

solution huileuse, à notre blessé. Un semaine plus tard, un nouvel examen radiographique est fait et permet de constater très nettement un commencement de cal. Ceci se confirme dix jours plus tard par une région très opaque à la radio. |

Le blessé est sorti de l’hôpital après un traitement à l’algostérine ayant duré un mois, le cal étant suffisamment solide. Le sujet a continué à prendre sa solution huileuse pendant encore trois semaines environ. {1 a repris ensuite progressivement son métier, et est très bien guéri à l'heure

actuelle.

Dans ce cas-là encore, l’algostérine ne s’est pas montrée inférieure comme action à l’ergostérine de levure de bière et a certainement été pour une part dans la formation du cal.

d) Tuberculose et prétuberculose. — Le rachitisme, ses complicationset les affections qui lui sont directement apparentées ne sont pas seules à devoir être considérées comme conséquence de carence de vitamine D ou de soleil.

Une longue série d’autres maladies, apparamment microbiennes, sont traitées avec un succès constant depuis des décades nombreuses, par des méthodes qui témoignent d’une étroite analogie étiologique avec le groupe que nous venons de voir.

Au premier rang de ces affections figure la tuberculose chirurgicale : adénites, arthrites, ostéites, péritonites dues au bacille de Koch, à quoi il convient d’adjoindre la scrofulose, qui est considérée

UMR: AU

Ï L ) | 4 ® MERCI , aujourd'hui comme une affection caractérisée par

une réactivité anormalement élevée à l'égard de la tuberculine. Ces affections bénéficient à un haut degré tant de l’actinothérapie artificielle ou naturelle (Bernard, Rollier, Hill, Gauvain, Gaudier, Colaneri, Dufestel, Biancani et Livet, Gerstenberger et Wahl, etc.) que de l'huile de foie de morue et de ses vitamines liposolubles, parmi lesquelles la vitamine D ou ergostérine joue certainement un rôle important.

La tuberculose pulmonaire, qui est une forme spéciale de tüberculose par sa localisation, par son évolution et par les associations microbiennes qu’elle comporte, bénéficie d'abord de l’huile de foie de morue et aussi, quoique peut-être à un moindre degré, de l’actinothérapie.

En tout cas, bon nombre de cliniciens (Hudson et Hill, Hervé, Juhel et Ollivier, Combes, Huguet et Bonnal, Mac Cutcheon) pratiquent cette nouvelle méthode non sans succès. Mais la diététique qui a constitué la première des acquisitions thérapeutiques sérieusement efficaces contre cette maladie est fondée sur une alimentation riche en corps gras et plus spécialement en aliments qui, comme le jaune d'œuf et l’huile de foie de morue, sont riches en ergostérine active. Ainsi, Sous une forme ou sous une autre, les mêmes éléments thérapeutiques témoignent par leur efficacité incontestée que le terrain,

sur lequel évoluent les tuberculoses, est caracté-

risé par une carence analogue à celle du rachitisme.

MAT en

Ces considérations s’appliquent plus encore au groupe nosologique qui porte le nom de prétuberculose. Ce terme malgré son imprécision apparente jouit d’une fortune exceptionnelle parce qu'ila contribué à rendre l’importance qui revient au terrain dont il est impossible de contester qu'il est caractérisé, pour une part importante, par une insuffisance des divers facteurs liposolubles et de soleil.

Ces faits ont reçu une confirmation éclatante de Gmelin, qui montre qu'aux Iles Féroë, la tuberculose est plus fréquente parce que les radiations ultra-violettes y sont moins abondantes, qu’en Islande, LA

Nous avons essayé l'extrait. cytoplasmique de Laminaire dans différents cas de tuberculose : principalement de tuberculose pulmonaire. Dans les cas de tuberculose osseuse ou ganglionnaire, les : résultats n’ont pas paru sensiblement supérieurs à ceux donnés par l’actinothérapie solaire. C’est simplement un précieux adjuvant de cette thérapeutique impossible à appliquer en hiver.

Dans la tuberculose pulmonaire, nous avons eu en général une grosse amélioration de l’état géné ral, avec amélioration des signés cliniques et parfois disparition des bacilles de Koch des crachats. Nous nous sommes surtout attachés à suivre des malades ayant une forme subfébrile non évolutive, qui semblent être plus directement améliorés par cette thérapeutique.

Tout en continuant leur cure hygièno-diététique,

ils ont pris chaque jour une moyenne de4 gr. d’extrait cytoplasmique en cachets de { gr. Nous nous sommes arrêtés à cette forme, car outre le stérol qu’elle contient, il s’y trouve d’autres éléments qui sont de puissants aliments réminéralisateurs. L’augmentation régulière de poids en est une preuve.

Page 1