TER
TaBreau XXIII. — Hydrate de chloral.
Chien n° 145. — Poids : 17 kilogr,
Extrait sec à 1000 RS EP ‘ Volume en centigr. en centigr.
Horaire bile par gr. par demi-heure Tension
À 12 h. 30, injection intraveineuse de chloralose (2 gr. 20).
A 15 h. 30, injection intraveineuse de 1 gr. d’hydrate de chloral dans 50 cc. de sérum glucosé.
TaBLeAu XXIV. — Chlorétone.
Chien n° 146. — Poids : 16 kilogr.
Extrait sec à 100°
Horaire Volume dela bile par gr. par demi-heure 17 h. 30 à 18 h. 4,9 3,03 13,9
A 18 h. 30, injection intraveineuse de 1 gr. de chlorétone.
Tagzeau XXV. — Apvertine.
Chien n° 85. — Poids : 14 kilogr.
Volume Extrait sec à 100° de la bile > :
Horaire en centim, cubes par gr. par demi-heure 10 C0 4160.30 3,5 4,19 14,9 16 h. 30 à 17h. 2,5 3,73 .9,5
À 17 h., injection intraveineuse de 4 gr. 40 d’avertine en 100 ce. de sérum glucosé à 5 %,.
GONCLUSIONS
1) De cette étude sur les cholérétiques de la série grasse émergent trois substances actives : l’oléate de sodium, le chloralose et le monochloracétate de sodium. Ce sont les seuls corps qui méritent d’être vraiment soulignés à la fin de cette longue série d'expériences comportant l’essai d'une cinquantaine de produits très variés.
2) L’hélénine, dont nous avons montré l'action très remarquable, ne se rattache qu'indirectement à ce chapitre. Nous avons vu que son pouvoir cholérétique ne pouvait être imputé à la fonction alcool, mais au double noyau que contient sa formule ét qui l’apparente ainsi aux corps de la série aromatique.
3) Si la série grasse est pauvre en cholérétiques dans les conditions expérimentales où les auteurs se sont placés, il faut bien se garder de conclure qu’elle est pauvre en cholagogues. L’hüile d'olive, pär exemple, né modifie point la sécrétion biliaire lorsqu’on l'injecte dans les veines d’un chien à la dose de 1 ou 2 cmc.; or, nous savons que par voie digestive, la même substance facilite l'évacuation des
voies biliaires extra-hépatiques, et que la thérapeu-
tique de la lithiase ainsi que l'exploration radiologique de la vésicule par le tétraiode mettent chaque jour à contribution cette très intéressante propriété.
4) Il est enfin probable que l’action cholagogue et l’action cholérétique peuvent être intriquées et que le métabolisme intestinal peut vraisemblablement modifier certaines substances pour leur donner un pouvoir cholérétique.
C'est sans doute par ce mécanisme que l'huile d'olive agit sur la cholérèse à la faveur de l'acide oléique libéré au niveau de la muqueuse duodénäle.
5) Il est enfin difficile d'expérimenter par voie veineuse certaines substances de la série grasse qui sont particulièrement nocives dans ces conditions pour le chien. Nous avons déjà fait cette remarque à propos des acides stéarique et palmitique ; nous nous gardons bien de conclure que ces corps ne sont pas cholérétiques ; il y aurait intérêt à les
éprouver par voie digestive.
Vu : le Président, CARNOT.
Vu : le Doyen, BALTHAZARD.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
S. CHARLÉTY.