‹ Contribution à l'étude des sulfoselsChapitre 20 sur 24 · ROUTE · texte numérisé non relu

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Le creuset refroidi, on en retire une masse vert jaunâtre, brillante, d'aspect cristallisé. Traitée par l'eau, elle abandonne des composés sulfurés de potassium et donne un résidu brillant vert jaunäâtre, composé de prismes et lamelles rhombiques.

Ce sel est inaltérable à l'air; les acides minéraux le décomposent facilement avec dégagement de gaz sulfhydrique.

L'analyse de ce sel a donné les résultats suivants :

Calculé

Trouvé pour NitSiK?

NiÉkE ler ER 0: 63,214 SOUTÉ D A RE D E t t 0ET 22,851 Potassium par différence . 13,950 15,928

On peut donc représenter ce sel par la formule :

Ni6S4K2 ou 3 Ni?S,K?2S

Sulfure double de nickel et de sodium Ni6SiNa2 ou 3 N2S,Na’S.

Ce composé a été obtenu par la fusion au rouge vif, dans un creuset de porcelaine, d'un mélange de:

Sulfocarbonate de nickel.

Sulfocarbonate de sodium sec. . . . . 20

La masse refroidie, sortie du creuset, ressemble à la précédente. Elle est vert jaunâtre, brillante, de structure cristalline. Épuisée par l’eau, elle cède des composés sulfurés de sodium et laisse des lamelles

ne

PPS brillantes, vert jaunâtre. Séchées, elles sont très légères, inaltérables à l’air.

Traitées par l’acide chlorhydrique, elles se décomposent avec dégagement de gaz sulfhydrique et un dépôt de sulfure de nickel difficilement soluble.

La composition de ce sel est la même que celle du précédent ; l'analyse a donné les résultats suivants :

Calculé

Trouvé pour, NifSiN a?

LS PRE Ne RS RE 67,045 BOF MIE EEx Ar 1 O5 RÔS 24,242 Sodium par différence . . 8,760 8,712 100,000 290000

La formule de ce sel est done :

Ni6SiNa? ou 3 NiS,Na!S

Sulfosels de cobalt.

En cherchant à produire les sulfosels de cobalt et de potassium, de cobalt et de sodium, nous avons obtenu non pas ces sels eux-mêmes, mais un sulfure de cobalt cristallisé.

On fond au creuset de porcelaine un mélange de :

Sulfocarbonate de cobalt. . . . . . . 32 Sulfocarbonate de potassium sec. . . . 40

On élève la température jusqu’au rouge vif et la maintient pendant une demi-heure. On laisse refroidir et retire du creuset une masse vert jaunâtre, de

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structure cristallisée. On épuise par l’eau et obtient un résidu formé de prismes gris jaunâtre, à pointements octaédriques. L’acide nitrique l'attaque violemment, l'acide chlorhydrique le dissout avec dégagement de gaz sulfhydrique.

L'analyse qualitative a montré que ce composé ne renferme que du cobalt et du soufre, et l’analyse quantitative a donné les résultats suivants :

Calculé Trouvé pour CoëSt

CODAlT ER 58,508 58,032 Soufre . ETS 40,675 41,967 99,183 99,999

On voit que ce sulfure a pour formule Co’S'. Nous avons ainsi réalisé la production artificielle du sulfure naturel Co’S* connu sous le nom de siegénite ou linnéite.

La même opération a été faite avec le sulfocarbonate de sodium. Nous avons fondu ensemble :

Suliocarbonate de CODA ER 5?

Sulfocarbonate de sodium sec, . . . . 30

Le tout a été porté à la température du rouge vif et maintenu à cette température pendant une demiheure. Après refroidissement, on a retiré du creuset une masse vert Jaunàtre, de structure cristallisée. Épuisée par l’eau, elle a laissé un résidu gris verdâtre cristallisé, d'aspect identique au précédent. Les analyses qualitative et quantitative ont donné les mêmes résultats.

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