‹ Contribution à l'étude des Suppurations intra-encéphaliques à méningocoquesChapitre 10 sur 32 · PÉRIODE INTERCALAIRE OU DE LATENCE · texte numérisé non relu

PÉRIODE INTERCALAIRE OU DE LATENCE

L’épendymite peut se déclarer dès la période précédente (voir formes cliniques) ou au contraire être séparée de la phase aiguë de la méningite par une période de latence pendant laquelle l’infection sommeille.

SOUS l'influence des injections intra-rachidiennes de sérum on assiste alors à une amélioration progressive et assez rapide (Obs. Il) faisant escompter une guérison prochaine; la température a baissé, le délire, la céphalée se sont améliorés, le liquide céphalo-rachidien s’est éclairci, les méningocoques ont disparu et la Ilymphocytose prend le pas sur la polynucléose.

Chez le malade de l’Observation I, la guérison parut complète, il put même reprendre ses occupations, à peine se plaignait-il d’une légère dépression générale ct d’un peu de somnolence.

Cette phase latente est de durée variable, elle peut n’être que d’un jour ou deux (Obs. Il) ou persister plus longtemps. Dans le cas de M. Savy (Obs. I) elle présente ceci de remarquable qu’elle dure trois mois pendant lesquels on crut, comme nous venons de le dire, la guérison défi-

in

nitive. Or jusqu’aujourd’hui la plupart des observations signalant une période latente d’une certaine durée étaient des observations d’épendymite séreuse ou ne présentant que des traces de pus, tel le cas de Cushing et Sladen, le plus long mentionné, où les symptômes d’épendymite apparurent au bout de quatre mois mais où, à la trépano-

ponction, fut trouvé un liquide ne contenant pas de pus.

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