LE PIED
a) Le faisceau pyramidal (contingent corticomédullaire des fibres descendantes) commence à se dissocier. Mais c’est seulement plus haut, à la partie moyenne de la protubérance, qu'il atteindra sa dispersion maximum. C'est dans cette zone que fibres longitudinales el transversales se croisent dans tous les sens et çomme à un carrefour. Ceci explique entre parenthè-
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ses la richesse symptomatique des lésions de la prolubérance. D'autre part, on conçoit que si les lésions de la partie moyenne (à hauteur de l’émergence du V) donnent des troubles moteurs très dissociés, au contraire les lésions inférieures (comme dans le cas que nous étudions) ou supérieures (pédonculoprotubéranlielles) donnent des hémiplégies ou des tétraplégies totales.
b) Le contingent corticopontique est représenté par les fibres cortico-pontocérébelleuses. Celles-ci s’arrétent à cette hauteur pour prendre un relai dans les noyaux de la protubérance qui constitue aussi la plaque tournante de la voie motrice accessoire.
c) Le contingent cortico-nucléaire, plus haut individualisé sous forme de faisceau géniculé, maintenant beaucoup plus dissocié, s’est réparti en plusieurs groupes : certaines fibres sont inextricablement mélées aux fibres corticomédullaires, les autres se sont écartées des premières pour s’accoler plus en arrière au ruban de Reil médian. Leur importance saute aux yeux quand on sait qu'elles représentent les fibres dites «aberrantes » de la voie pédonculaire, encore appelées des lemniscus profonds et que beaucoup d’entre elles s’entrecroisent à cette hauteur pour se souder aux noyaux gris de la protubérance. Û