‹ Contribution à l'étude des syndromes bulbo-protubérantielsChapitre 50 sur 59 · II. — Diagnostic différentiel · texte numérisé non relu

II. — Diagnostic différentiel

Nous ne reprendrons pas en détail l’étude de chaque symptôme comme il serait facile de le faire, mais cela n’ajouterait rien à noire diagnostic. Nous nous bornerons à passer en revue les causes d'erreurs possibles. |

a) Une tumeur de l’angle ponto-cérébelleux se serait manifestée par des troubles moteurs plus nets, par l’atteinte de certains nerfs (comme le VIII) qui sont respectés ici, et par un syndrome d’hypertension intra-

cranienne. | # ; bb) Une syphilis cérébrale. Sans doute une artérite cérébrale spécifique peut se manifester de la même façon, mais notre sujet n’était pas syphilitique et d’ailleurs l’artériosclérose suffisait à expliquer les troubles qu’il présentait.

Ce diagnostic a été amplement discuté dans une communication à la Société médicale des hôpitaux de Paris dans laquelle Bézary a analysé les causes d’erreurs entre les tumeurs ponto-cérébelleuse et Ia syphilis protubérantielle.

c) Une polioencéphalite du type paralysie. labio-

ulosso-laryngée lèse électivement les noyaux gris à l'exclusion des faisceaux et par conséquent doit être éliminée.

d) Un syndrome pseudobulbaire pourrait être discuté. Mais aucune raison ne nous fait penser à une cérébrosclérose lacunaire; ni rire, ni pleurs spasmomodiques, ni démarche à pelils pas. Il n’est pas nécessaire de faire intervenir la présence de lacuues siluées plus haut dans l’encéphale.

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