‹ Contribution à l'étude des syndromes bulbo-protubérantielsChapitre 8 sur 59 · ARE · texte numérisé non relu

ARE

XII. Légère déviation de la langue vers la gauche qui, bien qu'atténuée, persistera par la suile et qui s'accompagne d’une incurvalion de la langue avec aplatissement.

Pas de contractions fibrillaires constalées.

Enfin il faut noter un hoquet également persistant, mais intermittent.

Sympathique cervical : À gauche, myosis avec enophtalmie et rétrécissement de la fente palpébrale. La pâleur de la conjonctive et de la paupière gauches conlrasle avec la rougeur du côté opposé. Conservalion intégrale des réflexes à la lumière et à l’accommodalion.

Dans la moitié droite du corps

Sensibililés : Sensibilités à la piqûre et à la chaleur complèlement abolies dans la moilié droite du corps, l’anesthésie remontant jusqu'à une ligne passant par la paupière inférieure, le territoire de lPophlalmique étant intact.

Sensibilité tactile intégralement conservée. Le ré- Îlexe est conservé.

Sensibilité douloureuse profonde. Abolilion de la douleur à la pression du tendon d'Achille avec conservation de la douleur à la pression des deux testicules.

Sensibilité profonde vibraioire abolie à droile.

Sensibilité stéréognostique conservée des deux côtés.

En résumé, anesthésie thermoalgésique profonde avec conservation de la sensibilité lactile et du sens sléréognostique.

Par la suite, l’anesthésie thermoalgésique persistera, dandis que l’anesthésie profonde diminuera sans disparaître complètement.

Motilité : Motilité segmentaire et force segmrentaire normale des deux côtés.

Les épreuves de Grasset-Gaussel, Babinski, Barré, l'épreuve du bras tendu ne mettent pas en évidence une diminulion de la force musculaire d’un côté.

En revanche, hyperréfleclivité tendineuse très vive dans la moilié droite du corps. Les réflexes des membres supérieurs, les rotuliens et les achilliens sont beaucoup plus vifs à droite qu'à gauche.

Le signe de Babinski est positif à droite, mais les signes équivalents (Oppenheim, Gordon, Schaeffer, Mendel-Betcherew et Rossolimo) ne donnent aucune réponse.

La marche est pénible et nécessite une aide comme l’'expliquent les signes suivants.

Dans la moilié gauche du corps

Une latéropulsion très vive vers la gauche, une adiadococinésie à gauche avec hémiasynergie du même côlé qui s’objeclive par les deux signes classiques (doigl-nez, lalon-genou). Il n’y a pas de tremblement.

Autres appareils.

Appareil circulatoire : SF. Dyspnée d'effort. Pas d'æœdème des membres inférieurs.

S Ph. Cœur régulier, mais sourd. L’'auscultation permel de percevoir un galop présystolique à la pointe.

La tension artérielle qui était de 16 1/2-10 au Vaquez au cours d’un premier examen (service O.R.L.) est de 13 1/2-8 dans un deuxième examen fait avec le même appareil. Deux fois, on a noté une arythmie de ‘tension.

Donc hypertension modérée et passagère avec arythniie lensionnelle ,

NM

Radiographie du cœur : Cœur enfoui dans le diaphragme. Il paraît augmenté de volume, son opacité est assez accusée. Le point G est haut situé, mais difficile à localiser avec exactitude par suite de la faiblesse des contractions cardiaques.

La convexité de l’arc inférieur gauche est très nettement augmentée. Par suite de l’enfouissement du cœur dans le diaphragme, il n’est pas possible de déterminer avec certitude la position du point D et par conséquent on ne peut repérer la pointe qu'avec une certaine approximation, ce qui enlève de lexactitude à cetle recherche.

Néanmoins tous ces examens orientent nettement vers l’idée d’une dysystolie avec cœur globuleux.

Appareil respiratoire : SK. Sujet à des poussées de trachéobronchile. Tousse. assez souvent.

S Ph. Respiration de timbre rude surtout à gauche. Quelques ronchus.

Appareil digestif : En dehors de la dysphagie et du hoquet : rien à signaler.

Foie : non augmenté de volume. Rale : percutable.

Appareil urinaire : normal. À noter un géromoxon assez net.

Examen de laboratoire : Il n'a pas été fait de ponction lombaire. La fragilité vasculaire probable de ce malade ne devait pas être mise à l’épreuve.

Réactions sérologiques négalives.

Urée du sérum : 0,75.

Examen des urines (2 mai) : Traces nettes d’albu- Mminesvraie, — Ni sucre, ni acétone. — Réaction de

Meyer négative. — Ni sels, ni pigments biliaires. — Traces normales d’urobiline. —- Rapport de Derrien: 7,3 %. — Elimination normale de Purée et des chlorures. — Culot : nombreux leucocytes. Cellules épithéliales. — Ni cristaux, ni cylindres.

Deuxième analyse (10 mai) : Mêmes résultats, mais présence de pigments biliaires, léger excès d’urobiline, sans sels biliaires, (à rapporter peut-être à lautohémothérapie).

Deuxième azotémie (9 juin) : 0,30.

e malade a fait dans le service de Monsieur le Professeur GIRAUD un séjour d’un mois et demi.

Au cours de ce long séjour, l’on a institué un traitement ainsi conçu

Régime hypo-azoté, autohémothérapie, 5 cc., puis 10 ce., recommencé 8 fois. Injections intramusculaires de Scillarène, 12 injections. |

Les signes qu'il avait au début ne se sont presque pas modifiés. Cependant au cours d’un nouvel examen praliqué le 4 mai on à constaté : ladiadococinésie est moins nette.

La sensibilité profonde douloureuse par pression du tendon d'Achille et la sensibilité vibratoire au diapason sont simplement diminuées à droite et non pas abolies.

La latéropulsion a changé de sens et se fait maintenant vers la droite. |

Le malade sort le 26 juin 1938 pour rentrer chez lui.

pa

Résumons schémaliquement le syndrome neurolo-

gique

Tôre Er Cot.

Droite.

Paralysie faciale de type central (portant seulement sur le facial inférieur, mais avec légère alteinte du facial supérieur).

Hémianesthésie thermoalgésique du V inférieur (max. sup., max. inf.) avec troubles trophiques (ophtalmique).

Page 1