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nets, entourant bien sur trois côtés les canaux sécréteurs du liber primaire. Liber tannifère avec canaux sécréteurs plus petits que les canaux primaires. Tissu ligneux
Fig. 15: Protorhus longifolia. Schéma de la tige. Coupe transversale. G— 60 env. (1).
à parois épaisses. Vaisseaux ponctués et réticulés, à petit diamètre, et sériés suivant les rayons. Rayons médullaires unisériés. Moelle composée de cellules à parois minces, ces cellules sont tannifères etcontiennent des macles.
Observation.— Ce genre, tout entier tropical, paraît privé de canaux sécréteurs médullaires. Je n’en ai pas observé dans l’espèce que j'ai pu me procurer. M. Engler(2), qui a étudié le P. oblongifolia Engl., n’a pas observé non plus de canaux médullaires. L’anatomie le faittrès voisin du genre précédent, dont il diffère par des macles contenues dans la moelle, alors quele Haplorhus ne contenait que des cristaux octaédriques simples. Je ne sais si cette faible différence se maintient dansles autres espèces; malgré tous mes efforts, je n’ai pu me procurer que cette seule espèce, que Je dois, comme je l’indique plus haut, à l’obligeance de M. Engler. Il faut noter cependant qu’au
(1) Dans toutes les figures, les mêmes lettres indiquent les mêmes tissus ou les mêmes organes : B=bois, L = liège; M et m— moelle; f—fibres; éc—écorce ; € s— canaux sécréteurs ; c s1= canaux sécréteurs libériens; c sm —= canaux sécréteurs médullaires ; c sc — canaux sécréteurs corlicaux ; c. sel ou sel =cellules scléreuses ou sclérenchyme.
(2) Engler's Bot. Jahrbücher, vol. I, p. 388.
ONE point de vue floral, les différences sont bien plus nettes. Le genre
Haplorhus n’a qu'un seul verticille 4u none celui- Ci possède des sépales et des pétales.
LAUROPHYLLUS TaunserG (Botryceras Willd.)
Nombre des espèces.— 1, du Cap. \ Espèces étudiées. — 1, L. capensis Thunb. (Herb. Montpellier).
Anatomie .— Épiderme à cellules isodiamétriques. Liège naissant de l’assise sous-épidermique. Écorce extérne collenchymateuse, écorce interne à parois minces; les cellules corticales sont riches en tannin et il existe de nombreuses macles disséminées dans ces cellules. Croissants fibreux nets, entourant les larges canaux sécréteurs du liber primaire. Liber tannifère etavec macles. Vaisseaux du bois peu larges, entourés d’un tissu ligneux à parois épaisses. Rayons médullaires unisériés, à cellules très allongées dans le sens radial. Moelle à cellules régulières, à parois lignifiées; tannifères ou amylifères.
Observation.— Par la disposition des croissants fibreux, ce genre se rapproche du précédent; seules, les cellules médullaires à parois lignifiées et un peu épaisses l’en éloignent; il est aussi très chargé de macles. Cependant, au point de vue anatomique, le Laurophyllus se rapproche beaucoup des deux genres précédents.
SMODINGIUM E. MEever
Nombre des espèces. —1, du Cap Espèces étudiées. —1, S. argutum E. Mey. (Herb. Berlin).
Anatomie.— Épiderme protégé par des poils protecteurs unicellulaires. Liège naissant de l’assise sous-épidermique. Écorce externe collenchymateuse, peu épaisse. Écorce interne composée de cellules à parois minces, divisées en deux cercles concentriques par une zone épaisse de 2-3 assises de cellules à parois lignifiées. L'écorce contient du tannin et quelques cristaux simples. Arcs fibreux rapprochés lesuns des autres, protégeant les canaux sécréteurs du liber primaire extérieurement. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux, à parois épaisses; vaisseaux du bois à petit calibre. Rayons médullaires à cellules allongées dans le sens radial, tannifères, Moelle à cellules égales, à parois lignifiées, contenant soit du tannin, soit des cristaux simples, soit de l’amidon.