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tégeant extérieurement de larges canaux sécréteurs libériens. Liber tannifère. Bois à vaisseaux peu nombreux, réticulés et ponctués, tissu ligneux avec des parois moyennement épaissies. Rayons médullaires avec cristaux simples. Moelle à cellules inégales, à parois peu épaisses.
Observation. — Ce genre a été créé par M. Engler(1) pour le Rhus rhodanthema F. Muell. L'étude anatomique de la tige ne me parait pes porter un nouvel argument aux raisons évoquéespar M. Engler pour en faire un genre à part. On verra plus loin, en effet, que l’anatomie du genre Rhus est éminemment variable ; dans ces conditions, à moins de différences très nettes, on ne peut se prononcer. J'ai cru utile cependant de donner un schéma de cette tige pour marquer le peu de différenciation des arcs fibreux péricycliques.
BLEPHAROCARYA F. MuELLER
Nombre des espèces. —1, d'Australie. ; Espèces étudiées. —1, Z. involucrigera F. Mueller (Australie).
Anatomie. — Liège sous-épidermique. Écorce homogène avec des cellules à parois minces ; quelques cellules à parois lignifiées sont disséminées dans l'écorce. Ces cellules corticales sont riches en tannin, quelques-unes contiennent un cristal octaédrique d'oxalate de chaux. Croissants fibreux bien nets entourant quelquefois presque complètement les canaux sécréteurs du liber primaire. Liber tannifère. Bois à tissu ligneux, à parois peu épaisses, larges vaisseaux réticulés et ponctués. Rayons médullaires unisériés, tannifères. Moelle à cellules irrégulières, les petites tannifères, les grandes contenant assez souvent un gros cristal.
Observation. — Créé par M. F. von Mueller, pour une plante australienne, ce genre a occupé jusqu'ici une place incertaine. Cependant, dès 1879, M. Radlkofer (2) classait la plante parmi les Anacardiées, terminant le paragraphe qu'il consacrait à cette plante par la phrase caractéristique suivante : « Les faisceaux vasculaires du pétiole et ceux de l’axe des inflorescences mâles et femelles montrent les
(1) Engler's Bot, Jahr., I, p. 423.
(2) Ueber Cupania, etc. (Siézungs. cl. k. Akad. math.-physch. München, 18179, p. 592-593). -
oo canaux sécréteurs libériens si caractéristiques des Anacardiacées et des Burséracées. »
L'étude que j'ai pu faire sur les beaux échantillons que je dois à M. le Baron F. von Mueller confirme entièrement l’ en à du savant professeur de Munich.
Il restait à fixer la place que ce genre doit Gecupet parmi les Térébinthacées, M. Engler (1) le considère comme étant un genre de place incertaine. Par l'anatomie, il devrait prendre place près des Æhus ou, du moins, dans cette série de Rhoïdées dans laquelle la moelle des tiges est privée de canaux sécréteurs. .
B. Rhoidées avec ou sans canaux sécréteurs médullaires
RHUS LinNé
Nombre des espèces.— 113, répandues dans toutes les parties chaudés du globe, tropicales et extratropicales.
Espèces étudiées. — 27, À. hypoleuca Champ., À. trichocarpa Miq., R. Wallichii Hook. f., R. mysurensis Heyne, À. thyrsiflora Balf. f. (Herb. Paris), À. fomentosa L. (Herb. Paris et Jard. Lisbonne), BR. lævigata L., R. suaveolens Aït., R. typhina L., R. semialata Murr., À. succedanea L., R. angustifolia L., R. undulata Jacq., R. glauca Desf., À. lucida L., R. villosa L. f., À. oxyacantha Cav., R. pentaphylla Desf., À. viminalis Vahl., À. retinorrhæa Steud. (Herb. Montpellier), À. Copallina L. et R. Toxicodendron L. (Jard. et Herb. Montpellier), À. Coriaria L. (région médit.), À. retusa Zoll. (Australie), À. integrifolia Engl. (Jard. Lisbonne), R. glutinosa Hochst. et À. glaucescens Rien (Zanzibar).
Anatomie. — L'assise sous-épidermique donne naissance à un liège périphérique,
exfoliant de bonne heure l’épiderme. L'écorce présente deux parties distinctes :
l’externe collenchymateuse,l'interne composée de cellules à paroïs minces; ces eellules corticales internes sont riches en tannin et en cristaux généralement simples,
rarement en macles. Les arcs de fibres protégeant les canaux sécréteurs du liber sont
(1) Die natürlichen Pflanzenfamilien, IT, 5, p. 178.