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plante, n'en possèdent pas. J'ai déjà signalé, après M. Trécul, cette particularité dans le À. Toxicodendron. Je me permets de rappeler ici ce que j'écrivis alors à ce sujet: «Ce fait, qui nous a tout d’abord surpris, a trouvé, semble-t-il, une explication; elle est exprimée par les lignes suivantes, dues à M. Trécul : «Dansle Rhus T'oxicodendron, les vaisseaux propres sont épars irrégulièrement dans le parenchyme médullaire, et leur nombre varie de trois à-douze. Pendant leur développemert dans les jeunes rameaux, je n’en ai quelquefois pas observé sur certaines coupes transversales, et pourtant j'en trouvais dans des coupes prises plus haut et plus bas.» Or, sur six tiges observées par nous, une seule nous a présenté le fait de ne pas avoir de Canaux médullaires(1). » | Depuis. cette époque, j'ai cherché à me rendre compte si l’âge, si l’époque du développement des rameaux, ou si le climat sous lequel s'était développée la tige étaient en relation avec l'existence ou l’absence des canaux sécréteurs médullaires du À. Toxicodendron. Je suis arrivé à un résultat absolument négatif. J'ai trouvé des tiges qui présentaient où non des canaux médullaires, comme le signale M. Tréeul ; j'ai même trouvé destiges absolument privées de canaux médullaires, à quelque hauteur que fût faite la coupe (2); cependant, chaque fois que j'ai pris soin de prélever plusieurs échantillons sur une même plante, J'obtenais une proportion bien plus forte de tiges pourvues d'organes sécréteurs médullaires que de tiges privées de ces organes. D’après mes observations, un pied de À. T'oxicodendron étant donné, si on prélève dix échantillons différents, on trouve de 7 à 8 tiges pourvues’de canaux médullaires; et, je le répète, il ne me paraît pas possible, pour le moment du moins, d'indiquer la cause qui détermine la présence ou l'absence de ces canaux médullaires. L'étude des espèces faite jusqu’à ce jour me semble [infirmer une
conclusion formulée par M. Engler. Dans son important [mémoire sur les Rhoïdées, M. Engler s'exprime ainsi : «Pour me persuader de la valeur systématique des canaux médullaires et pour rechercher l'influence du climat tropical sur le développement des canaux sécréteurs médullaires, j'ai examiné plusieurs espèces du genre Æhus qui
(1) Les organes sécréteurs des végétaux et la mat. méd., 1888, p. 15.
(2) Ceci explique pourquoi ni M. Van Tieghem (dans son Mémoire sur les canaux sécréteurs des plantes, 1e Mémoire, p. 75) ni M. Engler (Engler's Bof. Jahr., vol. I, p. 390) ne signalent des canaux médullaires dans cette plante.