‹ Contribution à l'étude des TérébinthacéesChapitre 28 sur 30 · AUS · texte numérisé non relu

AUS

Anatomie. — Liège sous-épidermique, Écorce homogène, tannifère, avec quelques gros cristaux, parcourue quelquefois par des canaux sécréteurs courts (C. australasicum, zeylanicum, decumanum). Fibres péricycliques formant des ares très rapprochés ou un cercle complet. Liber tannifère, avec cellules à cristaux,

Fig. 42: Canarium molle. Schéma de la tige. Coupe transversale, | \ .G — 60 env.

Nombreux canaux sécréteurs libériens, les primaires très larges. Bois à parenchyme à parois épaisses. Vaisseaux secondaires réticulés ou ponctués. Rayons médullaires tannifères. Moelle à cellules tannifères, à parois épaisses et lignifiées ; à la périphérie, de nombreux faisceaux libéro-ligneux orientés inversement (bois à l'extérieur etliber intérieurement) parcourus par des canaux sécréteurs libériens.

Observation. — Le genre Canarium a été compris de diverses façons, j'ai dit ailleurs (1) les raisons pour lesquelles j'ai cru devoir séparer le genre Scutinanthe Thw. (C.brunneum Redd.) de ce genre. La raison anatomique qui plaide en faveur de cette manière de voir

(1) Journ. de Bot., Morot, N°5 1 et 16nov. 1893.

LA NO es résulte de la présence constatée dans 27 espèces du genre Canarium de faisceaux libéro-ligneux médullaires, faisceaux qui font complètement défaut chez le Scutinanthe.

Je dois ajouter que dans une espèce, C. microcarpum Engl., j'ai

Fig. 43: Canarium australasicum. Un faisceau libéro-ligneux de la moelle en coupe transversale #7. —trachées. Les grandes cellules qui entourent le faisceau sont les cellules médullaires. G = 170 env. :

observé au milieu des cellules médullaires quelques courts canaux sécréteurs situés entre le cercle des faisceaux externes et celui des faisceaux internes.

SCUTINANTHE Tuw.

Nombre des espèces. — 1, de Ceylan. Espèces étudiées. — 1, S. brunnea Thw., de Ceylan.

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Anatomie. — Liège sous-épidermique. Écorce homogène et cristallifère ; fibres péricycliques en arcs rapprochés. Liber riche en {annin, nombreux canaux sécréteurs, les externes très larges. Bois à vaisseaux larges, tissu ligneux rangé en séries radiales. Rayons médullaires unisériés, tannifères. Cellules médullaires les unes petites tannifères, les autres grandes, avec peu ou pas de tannin. : |

. Observation. — Ce genre est rangé, suivant les auteurs, parmi les Canarium où plus rarement parmi les Garuga. Du premier, il se sépare par l’absence de faisceaux médullaires ; il est plus difficile de le séparer anatomiquement du second; cependant, les cavités corticales observées dans les Garuga font défaut dans le Scutinanthe.

COMMIPHORA JACQUIN (Balsamea Gleditsch, Balsamodendron Kunth).

Nombre des espèces. — 35, Afrique et Ind. orient.

Espèces étudiées. — 8, C. abyssinica Engl., C. pilosa Engl.,C.mollis Engl., C.zanzibarica Engl.(Zanzibar),C. africana Engl., C. Opobalsamum Engl. (Herb.Paris), C. Berryi Engl.,C. caudata Engl. (Cey- Er) Er RU

Anatomie, — Liège sous-épidermique, Écorce composée de cellules, contenant du tannin, ou quelquefois des macles, à parois minces. Ares fibreux reliés entre eux formant un cercle continu ou presque continu. Les canaux sécréteurs du liber interne étant larges. Liber tannifère, Bois à tissu lignéux composé de cellules à parois minces, vaisseaux réliculés et ponctués. Rayons médullaires tannifères.Moclle à cellules régulières, amylifères et contenant des cristaux simples.

Observation. — M. Marchand a étudié anatomiquement les tiges du C. Myrrha Engl. et C. africana Engl. (1); les figures qu'il en donne concordent avec nos observations.

BURSERA-LINNÉ

Nombre des espèces. — 39, de l'Amérique centr. et mérid.

Espèces étudiées. — 5, B. simplicifolia D.C., B. Galeottiana Engl. (Herb.Paris), 2. qummifera Jacq., B. fagaroïides Engl.(Herb. Montpellier),B. species (Mexique).

(1) Recherches sur l'organisation des Burséracées, pl. I et I.

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Anatomie.— Liège sous-épidermique. Écorce homogène, composée de cellules G à parois minces et cellulosiques ; ces cellules sont riches en tannin. Fibres formant

un cercle continu, entreméêlées quelquefois de cellules scléreuses. Larges canaux sécréteurs du liber primaire. Liber tannifère, Bois à tissu ligneux composé de cellules à parois épaisses ; petits vaisseaux réticulés et ponctués. Rayons médullaires

tannifères. Moelle à céllales régulières contenant du anime et de sie pour-

vues de membranes épaisses et lignifiées.

PROTIUM BurMANN

Nombre des espèces. — 47, régions intertropicales.

Espèces étudiées. — ?. héptaphyllunt Aubl., P. multiflorum Engl. (Herb.Paris), P. quianense March., P. altissimum March., P.decandrum March., P. obtusifolium March. (Herb. Montpellier), P. javanicum BI. (Java).

Anatomie. — Liège sous-épidermique. Écorce à cellules régulières, allongées tangentiellement ; riches en tannin, à parois cellulosiques ; souvent des cellules scléreuses disséminées dans cette as corticale. Arcs fibreux très nets, très rapprochés les uns des autres, formant presque un cercle festonné, continu, Larges canaux

sécréteurs du liber primaire. Liber tannifère. Bois à vaisseaux réticulés et ponctués,

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tissu ligneux formé de cellules à parois épaisses. Rayons médullaires unisériés ou . bisériés, tannifères, Moelle à cellules égales, à parois minces. Quelquefois avec de

gros cristaux simples (P. obtusifolium).

Observation. — Plusieurs auteurs, parmi lesquels Bentham et Hooker et M. Baillon, ont réuni ce genre aux Pursera. L'anatomie de

la tige des espèces étudiées ne permet de les différencier que par la moelle. Ici, les cellules médullaires sont pourvues de membranes peu

épaisses, tandis que, dans les Bursera, ces cellules étaient pourvuesde parois fortement lignifiées et très épaisses. Néanmoins, anatomiquement, ils paraissent aussi très rapprochés l’un de l'autre.

DACRYODES Vaux

Nombre des espèces. — 1, Amérique centrale.

Espèces étudiées. — 1, D. hexandra Griseb. (Herb. Paris).

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Anatomie. — Liège sous-épidermique. Écorce externe collenchymateuse, écorce interne composée de cellules à parois minces, cellulosiques ; l'écorce est tannifère. Nombreuses cellules à parois lignifiées, disséminées dans ces deux zones. Crois-

- sants fibreux très rapprochés, formant un cercle presque continu. Larges canaux sé-

créteurs libériens, Liber tannifère. Bois à tissu ligneux formé de cellules à parois peu épaisses ; nombreux vaisseaux réticulés et ponctués: Rayons médullaires unisé- - riés. Moelle à cellules régulières à parois minces, contenant de l'amidon et du tannin.

Observation.— Réunie quelquefois aux Pursera (1), cette plante se rapproche plutôt des Protium, par les caractères tirés de lamoelle, aussi bien que par l'existence de nombreuses cellules à parois lignifiées disséminées dans l'écorce. Eneffet, ces cellules corticales lignifiées existent dans la plupart des Protium et font défaut dans les Bursera que j'ai pu étudier.

SANTIRIA BLUME

Nombre des espèces. — 27, de l’Archipel indien et de Malacca. Espèces étudiées. — S. borneensis Engl. et S. pilosa Engl. ere Paris).

Anatomie.— Liège né des assises périphériques de l'écorce. Écorce à cellules tannifères, régulières, à parois minces; quelques rares grandes cellules à parois lignifiées et épaisses disséminées sans ordre au milieu du tissu cortical, Cercle mécanique fibreux, continu, de plusieurs assises inégales (S. pilosa), ne comptant que deux assises de fibres (S. borneensis). Larges canaux sécréteurs libériens. Libertannifère. Bois compact, à petits vaisseaux isolés ou réunis par 2-3. Tissu ligneux en séries radiales, formé de cellules à parois épaisses. Rayons médullaires unisériés. Moeile à cellules périphériques, possédant des membranes peu épaisses, les centrales étant des cellules scléreuses fortement lignifiées.

Observation. — Considéré par Engler comme comprenant 3 sectons; le genre Santiria comprendrait les genres Zcicopsis Planch., Trigonochlamys Hook. f. et Æusantiria, chacun d'eux dt une section. Je n’ai pu me procurer que deux espèces, mais appar-

tenant heureusement l’un à la section Trigonochlamys, l'autre à la

(4) Hist. des plantes, V, p. 289 (en-note).

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Nombre des si — 6, Afri | — 1, B. apyrifera.

1s- épidermique. he omposée de cell les tannifè

ois mincés set cellulosiques. Arcs fibreux épi dr trè

autres, entourant complètement les canaux sécréteurs du liber primaire. Liber à parois minces et cellulosiques très réduit. Bois à tissu ligneux, petites cellules à paroIs peu épaisses et à vaisseauxnombreux. Rayons médullaires unisériés, tannifères.

Fig. 44: Boswellia papyrifera. Schéma de la tige. Coupe transversale, 7 = le tissu lignifié entourant les faisceaux libéro-ligneux médullaires.

Moelle à cellules égales. Canaux sécréteurs périphériques, entourés d'un grand nombre de cellules plus petites que celles de la moelle, pourvues de membranes

lignifiées.

Observation. — Cette description se rapporte à une tige jeune encore ; si on s'adresse à des tiges âgées, on observe extérieurement au bois un tissu hétérogène, composé de cellules à parois lignifiées entourant des cellules à parois cellulosiques, avec des canaux sécréteurs : le développement de ce tissu serait intéressant à suivre ; on ne peut penser à le suivre que sur des matériaux frais, qui m'ont

fait défaut.

TRIOMMA Hooker f.

Nombre des espèces. — 1, Malacca.

Espèces étudiées .— 1, 7. Malaccensis Hook. f. ( Herb. Berlin).

| Anatomie. — Jen’ ai pu que congtaler Deere de canaux \ibériens parco - rantles nervures de la feuille. Je n° ai pas eu de tige à ma disposition ; ; sans auc doute, la tige présenterait ni canaux DE à que nous. venons se décrire partout

ailleurs. RARE <

" GENRES NON ÉTUDIÉS te Ho f: G ir Baronia Baker (1 ei o.

a Oliv. (1 espèce) et Veatchia Asa Gray (1 espèce). sont les quatre à genres que nous n'avons pas pu étudier. Ils appartiennent ! tous au

groupe des Rhoïdées de M. Eng gler.. ART 1e DÉPART espère que leur étude n ‘aurait rien. changé aux conclusions que he je formule. 4 Here AU NRA 0 Gatoph ou BI. — Absénce de canaux pic libériens ; pré à à Fi sence dans le liber de grandes cellules contenant, une masse concré- SL tionnée. + 0 fe |

Filicium Thw. — ne dr à semblables nas. > M. Radikofer (1) a depuis longtemps classé ces deux genres parmi les Sapindacées ; cette opinion me paraît devoir être acceptée.

Paiveusea Welw. Fam Classé avec doute parmi les Bursérées par M. Baillon (2), ce genre est le plus souvent rangé parmi les Euphor- Fa biacées. L’ anatomie donne raison à cette dernière manière de voir.

Juliana Schlecht. - — Par la présence de canaux sécréteurs dans la moelle, ce genre paraît devoir prendre place parmi les Simaruba- ae cées ; unsence de canaux sécréteurs libériens ne permet pas de la Rae ee comme une Térébinthacée. | HA À

Cort Rob Forst. — Rapproché avec doute des a

ce genre s'en éloigne par l’absence d’organes sécréteurs ; il ne peut y être maintenu. PRE

(1) In Sifzungsb, d.K. Akad. math-physik, München, 1819, p. 50. (2) no cil., p. 311,

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