‹ Contribution A L'étude Des Toxines Chez Les AraignéesChapitre 48 sur 67 · uideT · texte numérisé non relu

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maux meurent au bout d’un temps relativement court, ou bien ils survivent sans troubles: il n'y a jamais d’élat morbide intermédiaire. — La marche de l'empoisonnement ne dépend pas de la dose toxique; elle ne dépend pas non plus, toutes choses égales d'ailleurs, de la vigueur de l'animal. Elle semble être chose tout individuelle.

Les troubles commencent immédiatement ou après quel- ‘ques minutes. C'est d'abord de l'inquiétude, puis de la dyspnée.

Ensuite, une parésie plusou moins accentuée, pouvant aller jusqu’à limmobilité. Cet état de prostration est interrompu par des crises de convulsions et parfois des courses folles. Enfin, surviennent généralement des mouvements asphyxiques qui se terminent par la mort. Dans certains cas, l'animal suecombe doucement, sans convulsions et même sans mouvements asphyxiques. La durée totale de l'inftoxication varie entre deux et cinquante minutes.

L'animal semble rarement souffrir. Dans un très petit nombre de cas, il poussa quelques cris avant de mourir. La cause immédiate de la mort semble être l'arrêt des mouvements respiratoires, parfois peut être, dans le cas d’une marche très rapide de l’empoisonnement, l'arrêt du cœur. On ne peut, en aucune façon, penser que la mort soit due à l’action hémolvytique du poison.

L'injection par la veine marginale de loreille ne causa pas d'accidents locaux, sauf dans un cas où, l'injection avant été peut-être poussée un peu vite, du liquide avait probablement filtré à travers les capillaires.

Les autopsies ne donnèrent lieu à aucune observation intéressante. Le sang n'était point altéré. Dans un seul cas, je vis une coagulation intracardiaque. Je ne constalai, à l'encontre de ce que Kogerr vit quelquefois, ni œdème pulmonaire, ni congestion intestinale.

En somme, je constatai que l'action de l'arachnolysine par voie intraveineuse est très analogue à ce que KoBerr avait observé avec cette même arachnolysine et avec le poison de Karakurte. Il y à paralysie motrice progressive avec des phases d’excitation des centres nerveux moteurs.

Immunisation. — Nous avons vu (2° partie, chapitre HT) que limmunisalion contre les propriétés toxiques de l’arachno- Iysine est possible. Je rappellerai rapidement comment eut lieu cette immunisation :

Le lapin B-1 reçut, dans la veine de l'oreille, les injectionssuivantes :

Date. Nombre d'œufs Date. Nombre d'œufs d'Epeira diadematn d'Epeira diademata SMÉVTIEPELOID.17.. : 2 OPA VE IDE EEE 8 110 Dre es 2 D'OR PS En 20 2 LE ET 2 SRRTAUEL OO RRER E 20 DOS DA ee "a RESTOS PRET tm 22 TRADE ALT ESS 6 20 » D DER ee 26 16 » D PR Ce 10 HOPAOUTE NON RER RE 20 23 » EE 10 DADÉÉVÉIeR MAS PER 10 300) AND ERe 15 HÉNMArSE LOI RENE 20 HAVE EME. 4,9 RAM CEA KE DIN UE EEE EE 10 (mortelle)

Le poids de l’animal, au début d e2ke,140, passa à la fin à 3K8r,480.

La plus forte injection fut de 26 œnfs, correspondant à peu près à 7,5 œufs par kgr. d'animal. Or, nous avons vu que la limite mortelle est au voisinage de 2 œufs par kgr. Au moment où l'animal reçut impunément 26 œufs, il aurait probablement succombé à l'injection de 7 œufs s’il avait été neuf.

Plus de six mois après la dernière injection, l'animal résista à 10 œufs, puis à 20 quelques jours après. Mais, lorsqu'après avoir de nouveau cessé les injections pendant près d’un an, je voulus réveiller limmunité par une injection de 10 œufs, l'animal succomba en 50 minutes avec les accidents caractéristiques de l’empoisonnement par l'arachnolysine. Il avait reçu, à ce moment, 2,85 œufs par kgr. Je ne trouvai rien à l’autopsie.

Tous ces faits sont conformes à ce que l’on observe généralement dans les immunisations et ne présentent rien de particulier.

B. — INJECTIONS INTRAPÉRITONÉALES.

Pour de petits animaux comme les souris, Finjection intraveineuse était trop délicate et l'injection sous-culanée agissait d’une façon trop irrégulière; j'employai l'injection intrapéritonéale qui donna des résultats assez comparables. Je fis aussi quelques inoculations de ce genre à des cobayes.

Les souris étaient des souris domestiques, blanches ou de

couleur Isabelle. Malgré leur fragilité relative, ces sujets me donnèrent des résultats assez constants et résistèrent bien aux inoculations de liquides dont la toxicité était nulle ou faible.

Je piquais avec une aiguille fine, à pointe légèrement mousse sur la ligne blanche abdominale, Voici quelques exemples d'injections intrapéritonéales :

Un cobaye d'environ 300 gr. (n° 2) recoit, dans la cavité péritonéale, une injection de 2ce,2 contenant 10 œufs d'Epeira diademata.

Aussitôt après l'injection, l'animal manifeste une grande agitation ; puis, brusquement, il est atteint de parésie du train postérieur. Sa respiration est dyspnéique. Il a des sauts saccadés, des secousses brusques de la tête et il happe dans le vide. —2? minutes après, il est plus calme ; respiration bruyante et saccadée.

Après 7 minutes, il tombe et reste étendu. Puis il se relève et marche; il retombe.

2 h. 20 après, il est aflaissé et ne se relève plus. Les mouvements asphyxiques de la face commencent. Il meurt. À l’autopsie, on ne trouve rien de particulier en dehors de l'abdomen.

Liquide péritonéal abondant, non sanglant. Très forte congestion de l'intestin, du gros intestin surtout.

Une souris Isabelle de 20 gr. (n° 4) recoit, dans la cavité péritonéale, une injection de 1 ec. contenant 2 œufs d'Epeira diademata. Après Lh. 10, on la trouve recroquevillée en boule, se déplaçant difficilement, respirant lentement. — 2 heures après, on la trouve morte.

Autopsie. — Liquide péritonéal abondant. Forte congestion intesünale, surtout en un point de l'intestin grèie. Poumons avec taches hémorrhagiques.

Une souris blanche de 2ier,5 (n° 9) recoit dans le péritoine 3/8 de ce., contenant 3/4 d'œuf.

15 h. 1/2 après l'injection, l'animal semble fatigué. 3/4 d'heure plus tard, encore plus abattu ; dyspnée.

Puis il se rétablit peu à peu et est normal 20 heures après l’in- Jection.

Une souris blanche de 20 gr. (n° 12) recoit 1/2 ec., contenant 1/: d'œuf. — Aucun trouble.

Je donnerai les autres essais sous forme de tableau (y compris les essais décrits ci-dessus (voir p. 158 et 159) :

Pour le Cobaye, le processus d'intoxication est en somme le même que celui observé chez le Lapin pour les injections intraveineuses. Les troubles commencent rapidement. L'animal présente de la dyspnée, une alternance d'agitation et de prostration, de la parésie et il meurt enfin, probablement par asphyxie. Par rapport à l’inoculation intraveineuse, il y a simplement ralentissement de la marche des phénomènes. Avec la dose la plus faible, la mort est très lente et l’on observe surtout de la prostration.

Pour la Souris, on observe de la dyspnée et surtout une narcose s’aggravant de plus en plus et aboutissant insensiblement à la mort.

Pour l'une des espèces comme pour l’autre, l’autopsie décèle généralement une surabondance du liquide péritonéal, de la congestion intestinale et parfois de la congestion pulmonaire pouvant aller jusqu'à des hémorrhagies Le

La dose mortelle est une donnée moins intéressante pour l'injection intrapéritonéale que pour lintraveineuse. Notons toutefois que pour un cobaye de 300 gr., elle est d'environ 5 œufs et qu'elle est de { œuf pour une souris de 20 gr... Ce sont là, comme il fallait s'y attendre, des doses très supérieures aux doses que nous avons considérées comme mortelles pour le Lapin en injection intraveineuse. Pour le Cobaye, cela fait environ 15 œufs par kgr. d'animal tandis que Île see succombe à une injection intraveineuse de 2 œufs par kei

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