‹ Contribution A L'étude Des Toxines Chez Les AraignéesChapitre 7 sur 67 · DT SOS · texte numérisé non relu

DT SOS

Cinq produisirent de l'hémolyse (4 donnèrent de l'hémolyse forte et1 de l'hémolyse très légère) :

Longueur Largeur Poids Poids Effet hémolytique < Longueur de de de du ({/n de la Etat des totate l'abdomen l'abdomen l'araignée cocon macération tolale organes (en num.) (en mm.). (en mm.). (enmgr.). (en mgr.). donne hémolyse... en...). génitaux. 8,5 6 4,5 86 51 1/128 —h. trèsavancée en 15 heures.

7 5 k 42 52 Tout — léger début en 15 heures. Partout 40 — 1/25 — assez avancée en . très 16 heures. rudimen- 6,5 4,5 3,5 37 27 Tout — complète en taires.

20 minutes.

— — — — — Tout — complète en

moins de 30 minutes.

Pour les Zilla nous avons donc 7 résultats négatifs, un cas où l'hémolyse est très légère et 4 où elle est forte.

La proportion des résultats avec hémolyse est plus grande que chez l'Épeire. Si l'on compare les données que nous fournissons sur la marche des hémolyses, et si l’on tient compte des poids relatifs des animaux, on voit aussi que la quantité d'arachnolysine qui reste dans les Z//a, lorsqu'il en reste, est proportionnellement beaucoup plus forte que chez les Æpeira diademal«.

Nous verrons (D) que ces faits ne sont point surprenants si nous considérons la multiphcité des pontes de l’espèce.

D, — Résumé.

Envisageons dans leur ensemble les résultats fournis par cette catégorie d'expériences, relative aux araignées venant de pondre.

Pour 10 £peira diademata, À Epeira cornuta et T Zilla Xnolata, nous eùmes une hémolyse nulle. — Avec l'appui de nos contrôles nous pouvons affirmer que dans ces cas le corps de l'araignée ne contenait plus d’arachnolysine du tout ou que, s'il en restait, elle était à l’état de traces absolument insignifiantes.

Nous avons une hémolyse très légère pour 5 Æpeira diademala el 1 Zilla X-notata.

Nous avons hémolyse forte pour ? Æpeira diademata et 4 Zilla X-notata.

La présence d'arachnolysine résiduelle dans le corps de

l’araignée ayant pondu peut, d'après moi, s'expliquer de deux facons

19 Il resterait dans le corps de l'araignée des ovules mûrs nou pondus.

20 II resterait de l'arachnolysine dans le corps de l’araignée, autre part que dans les ovaires. Cela n’a absolumentrien d’impossible, ear l’arachnolysine peut très bien ne pas s’élaborer dans les ovaires et ne faire que s’ylocaliser par la suite. Certaines expériences que nous verrons à la fin de cette partie (chapitre HT) viennent dans une certaine mesure à l'appui de cette manière de voir.

Les £peira diademata ne font qu'une ponte et meurent généralement peu après. Il y a donc de fortes probabilités pour qu'au moment de la ponte les processus d'élaboration de l'arachnolysine soient arrêtés ou ralentis.

D'autres espèces font plusieurs pontes successives. D'après LÉcaizLon (07) le nombre des pontes est, dans ce cas, en rapport avec l'alimentation de la mère. — En nourrissant surabondamment une femelle de Chiracanthuumn carnifer Fabr. (1), il arriva même à lui faire produire deux pontes au lieu de la ponte unique habituelle (05).

Les Zilla font plusieurs pontes successives et assez rapprochées. Au moment d’une ponte, les ovules qui doivent former la ponte suivante peuvent donc être déjà relativement avancés et contenir de la toxine. En tout cas, au moment d’une ponte, les processus d'élaboration de l'arachnolysine ne doivent nullement être ralentis, mais doivent au contraire être en plein fonctionnement.

Pour Æpeira diudemata, je suis assez porté à attribuer les cas d’hémolyse forte à la première hypothèse (ovules non pondus) et les cas d'hémolyse légère à la seconde (arachno- Ivsine véritablement résiduelle). Pour Z#//4 X-notala les deux interprétations sont possibles pour tous les cas.

Quoi qu'il en soit, la conclusion nette est que la quantité d'arachnolysine emportée par la ponte est toujours incomparablement supérieure à la quantité qui reste, lorsqu'il en reste.

(1) = Chiracanthium erraticum Walck.

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