‹ Contribution à l'étude des troubles endocriniens du post-partum et du post-abortumChapitre 20 sur 63 · NT OUR · texte numérisé non relu

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— La diversité de ces modifications paracliniques du post partum, que nous avons tenu à esquisser par cette longue et pourtant incomplète énumération, nous permettra de comprendre l’importance du remaniement que subit l’organisme maternel après l’accouchement, remaniement qui nécessite une importante participation endocrinienne.

3) Sur le plan ENDOCRINIEN d’ailleurs, comme sur les plans clinique et humoral, la période du post partum normal est caractérisée par un retour plus ou moins rapide à l'équilibre habituel. Ce retour correspond à la transition entre les équilibres endocriniens gravidique et gynécologique.

— Cest en effet ce dont témoignent de façon objective les courbes des dosages hormonaux. Il est cependant curieux de signaler d'emblée que les modifications endocriniennes commencent avant même que ne se déclenche l'accouchement et lon pourrait dire que la période puerpérale Cempiète » du point de vue endocrinien sur la période gravidique : Pexplication en est simple lorsque lon admet que le « primum movens » de l’accouche- Mment est endocrinien.

EL de fait, c’est à la veille de l'accouchement que le taux des hormones gonadotropes {qui est passé de 1 UL lors de la fécondation à 3.000 à 5.000 UL en fin de grossesse avec un clocher à 20.000 et plus vers le second mois) ce taux s'effondre alors brusquement pour tomber à € peu de temps apres l'expulsion de l'enfant et du placenta. Elles ne sont en effet plus décelables dans le sérum dès

M 0 es

la 20: heure (P. 8). Ce taux remontera en tout cas à un chiffre allant de 0 à 15 US lors des ovulations suivantes.

C’est également lors de laccouchement que va brusquement s'effondrer le taux des phénolstéroïdes et cependant la folliculinurie semble s’abaisser dès avant l'accouchement (J 2).

Le taux du pregnandiol s'effondre aussi peu avant l’accouchement : alors que son taux n’excède par 10 mgr. du 18° au 24° jour du cycle menstruel, il s'élève progressivement jusqu’à 76 mg en fin de grossesse puis tombe à 39 au moment de l'accouchement à 12,5 le premier jour qui suit à 3 le second jour (P 2.

Enfin, les 17 ceto (B 22) et les 11 oxystéroïdes redescendent plus ou moins lentement après laccouchement.

___ Ainsi donc, lors de et après l’accouchement, la nouvelle accouchée est soumise à un remaniement hormenal qui relève en partie de ce brusque déficit qu’entraîne Pexpulsion du placenta, mais aussi

de l'adaptation de lorganisme au « stress »

de lPacouchement

et du déclenchement et de lentretien de l'allaitement.

En définitive, il apparait

__ que ces « suites de couches », par la diversité des processus qu’elles mettent en jeu, constituent un phénomène extrêmement complexe,

AU

— que par ailleurs la restitution « ad integrum » clinique, humorale et endocrinienne de Porganisme maternel, nécessite, contrairement aux opinions généralement admises, plus de six semaines et comme le disait déjà VIGNES (V 4) « pour que linvolution soit complète il faut dans les cas normaux, trois bons mois ».

C’est donc sur ces deux notions de lenteur et de complexité que nous terminerons cette étude des suites de couches physiologiques.

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