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(dans le mois suivant l'opération SAME TO D ON CS ANTE MTL ee re 2 OS Ur
(à la date du 31 mai 1995) So Morts à échéance plus ou moins loin-
taine après guérison opératoire . . . IA ODS ES GES DM 2 SS
S 1. — Ce que nous avons déjà dit de ce malade, objet
en ville d’une erreur de diagnostic qui lui avait valu de subir lincision d'un prétendu foyer ostéomyélitique, explique Fétat lamentable dans lequel il fut conduit à l'hôpital, ulcéré, infecté et incapable de supporter une intervention. Sa mort,
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survenue quelques jours après son entrée, n’eût été conjurée, bien au contraire, par aucun traitement; son autopsie montra l'existence de noyaux métastatiques multiples hépatiques et pulmonaires.
$ 2. - Ces deux malades n’ont pu, malgré nos recherches, êtres retrouvés.
Le n° 10, porteur d’un tumeur du tiers inférieur du tibia, subit, le 25 septembre 1922, une résection de l'os malade, suivie d’une implantation du péroné dans le tibia (opération de Hahn Huntington), puis secondairement (16 octobre 1922) une désarticulation du genou pour non consolidation, sphacèle du lambeau, douleurs persistantes ; sort de lhôpital cicatrisé ; n’a pu être retrouvé.
Le n° 16, atteint d’une tumeur de la diaphyse fémorale, subit, le 9 décembre 1924, une intervention économique : ablation aussi complète que possible de la tumeur sans interruption de la continuité de l'os et curiethérapie. Nous savons seulement que deux mois plus tard, rentrée chez elle, en province, elle dut subir une amputation de cuisse pour fracture spontanée. Sans nouvelles depuis cette date.
$ 3. -— Les trois malades, morts opératoirement, étaient atteints de tumeurs nécessitant une intervention mutilante et choquante à laquelle ils n’ont pas résisté.
Le n° 3, sarcome de l'aile iliaque gauche, subit une large résection de l’ilion et meurt le deuxième jour, sans hémorragie ni thrombose vasculaire.
Le n° 7, sarcome du sternum, subit la résection de cet os, mais au cours de l'intervention la plèvre droite adhérente est ouverte et le malade succombe le vingt-sixième jour.
Le n° 27, incisé en ville à tort pour ostéomyélite aiguë de l'extrémité supérieure de Fhumérus, arrive à l'hôpital ulcéré et infecté, porteur en outre d’une fracture spontanée. Il subit une désarticulation interscapulo-thoracique et ne peut faire les frais d’une telle intervention (mort le lendemain).
S 4 -— Les malades actuellement bien portants sont au nombre de deux seulement (20 et 21).
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Tous deux, ou leur famille, savent de quelle lésion ils étaient atteints. Ils se soumettent à des examens réguliers , nous les avons vus récemment et MM. Lecène et Mathieu ont récemment réexaminés l’un d’entre eux. Ils ont subi également récemment un examen radioscopique du thorax ; ces divers examens les montrent actuellement cliniquement indemnes de récidive.
Le n° 20 est une femme de trente-trois ans qui subit, le 16 octobre 1922, une résection humérale, avec suspension acromio-humérale pour tumeur, chondrome malin, de l’extrémité supérieure de l’humérus. Première récidive in situ en mars 1923, soit cinq mois plus tard, traitée par radiothérapie; régression de la tumeur, puis reprise des douleurs. Désarticulation interscapulo-thoracique (mars 1924). Bien portante depuis cette époque, soit douze mois depuis cette intervention, trente et un mois depuis la première intervention. L’examen de la pièce de désarticulation interscapulo-thoracique a: montré que la tumeur n’était pas stérilisée.
Le n° 21 est une fillette de huit et demi qui a subi, le 31 mai
1924, une désarticulation de l'épaule pour un sarcome ossifiant, malin, de l’extrémité supérieure de lhumérus. Elle a subi, depuis, des séances de radiothérapie préventive et est actuellement bien portante un an après l’intervention. - Nous ne pouvons sans quelque crainte songer à l’avenir de ces deux malades, les seules qui soient actuellement vivants sur une série de dix-sept et dont Ia survie atteint à peine une année pour l’un, quatorze mois pour l’autre depuis la récidive qui a nécessité une intervention d’exérèse. ;
$ 5. — Comprend neuf malades qui ont guéri opératoirement et ont succombé à des échéances plus ou moins lointaines et dans des circonstances que-nous n'avons malheureusement pu toujours préciser ; un certain nombre sont morts chez eux, et nous avons pu, par l’interrogatoire de leur entourage, apprendre quels accidents ils avaient présentés durant la période qui précéda leur mort ; d’autres sont morts dans divers hôpitaux de Paris, de province où de l'étranger, mais les autopsies n’ont pas été pratiquées. Nous ne possédons donc sur eux que des renseignements cliniques, mais ceux-ci sont
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suffisants, à notre sens, pour nous permettre de reconnaitre une généralisation. Pour d’autres enfin, une mention portée sur les carnets d'opération nous a fourni des renseignements sur les causes et la date de la mort.
Le n° 1, fibro-sarcome ossifiant du fémur, subit, la tumeur ayant été présumée bénigne, une intervention limitée ; récidive locale, quatre mois plus tard ; une intervention plus large : la mort survient par métastases trente-trois mois après la première intervention, vingt-neuf mois après la deuxième.
Le n° 2, chondrosarcome ossifiant du cubitus, subit d’abord une résection avec greffe d'os mort, récidive une premiére fois in situ et subit, trente-six mois après cette intervention, une amputation du bras ; quatorze mois plus tard, récidive dans le creux sus-claviculaire. Mort cinq mois plus tard, soit dix-neuf mois après l’amputation et cinquante-cinq mois après l'intervention conservatrice, soixante-sept mois après le début clinique. (A présenté des « étouffements » au moment de sa mort.)
Le n° 5, sarcome du sacrum, en évolution depuis environ sept mois, subit une ablation des masses fongueuses occupant l’espace présacré et la grande échancrure sciatique et une application de radium (42 millicuries en six jours), puis quatorze séances de radiothérapie pénétrante ; une récidive quinze mois plus tard, in situ, est traitée par une nouvelle intervention locale complétée par sept séances de radiothérapie ; trois mois plus tard, envahissement pelvien, apparition d’un nouveau bourgeon ulcéré dans la cicatrice, mort survenue trois mois après la dernière intervention, dixhuit mois après la première, vingt-cinq mois après le début.
Le n° 6, objet d’une erreur de diagnostic, subit un évidement de l'extrémité supérieure du tibia ; un examen histologique ayant montré la nature (chondrosarcome) de la lésion, subit dix jours plus tard une amputation de cuisse. Mort de métastases pulmonaires sept mois plus tard.
Le n° 8, fibro-sarcome récidivé de lomoplate, déjà opéré deux fois huit mois après le début, puis six mois plus tard, est réopéré deux mois plus tard par M. Lecène, puis onze mois plus tard, et meurt six mois après cette dernière intervention sans que nous ayons pu savoir à quels accidents il asuccomhé,
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vingt-quatre mois après la première intervention, trente-deux mois après le début clinique.
Le n° 11, sarcome de l'extrémité supérieure de lhumérus, en évolution depuis quatre mois, subit une désarticulation de lépaule et meurt douze mois plus tard, soit seize mois après l'apparition des premiers symptômes de métastases pulmonaires avec un noyau sous lomoplate. Notons que M. Lecène avait noté l’absence de prolongements extra-capsulaires et terminé par les mots suivants la rédaction de son compte rendu opératoire : «€ S'il n'y a pas de métastase pulmonaire, le cas semble devoir être assez favorable. »
Le n° 13, sarcome de l'extrémité supérieure de lhumérus en évolution depuis deux mois. subit une résection et meurt vingt-deux mois plus tard, soit vingt-quatre mois après le début clinique, d'accidents sur lesquels nous n'avons pu obtenir de précisions.
Le n° 22, amputée de cuisse par le docteur Lapeyre (de Tours) pour un sarcome du tibia évoluant depuis trois semaines environ, meurt dix mois plus tard d'accidents que l’on ne peut imputer qu’à une généraliation médiastino-pleurale : hémothorax ayant nécessité deux ponctions, gros œædème du membre supérieur droit.
Le n° 28, fibro-sarcome de lomoplate en évolution depuis vingt-deux mois, subit une ablation incomplète, le malade ayant, malgré une biopsie, refusé la désarticulation interscapulo-thoracique, meurt vingt-quatre mois après cette intervention et quarante-six mois après le début.
I résulte donc de l'étude des résultats éloignés obtenus chezces neuf malades que,sauf trois cas dans lesquels la cause de la mort n'a pu être connue, cinq ont succombé à des métaslases, un à l'envahissement de son pelvis par extension locale de la tumeur. Pour celui-ci comme pour les précédents, ces constatations ont été d'ordre exclusivement clinique ; nous ne pouvons apporter à cet égard aucun protocole d’autopsie. En ce qui concerne en particulier les malades ayant succombé
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à des métastases cliniquement reconnues, il eût été plus démonstratif peut-être d'apporter des coupes montrant un segment de parenchyme hépatique où pulmonaire envahi par une tumeur dont l'image reproduisit exactement celle de la tumeur primitive ; les,circonstances ne nous ont pas permis de le faire, mais les symptômes constatés chez les malades quelques jours avant leur mort nous semblent posséder une raleur suffisante pour permettre d'affirmer qu'ils ont succombé à une généralisation.
Il nous a semblé intéressant de rechercher, suivant les diverses formes de tumeurs, qu’elle avait été la durée de la survie.
En ce qui concerne les formes centrales où périphériques de la tumeur, nous ne pouvons apporter de précision, les éléments nous manquant à cet égard. Pour Gangolphe, d’ailleurs, ce facteur est loin d’avoir l’importance qu’on lui a attribuée. D’après les {ypes histologiques, bien que limportance de ce facteur ait été contestée, la mort est survenue :
— par métastases certaines :
Cellules à noyaux monstrueux très abondants ..:... Obs."4-0bs:22 GHODATOSANCOME 7 SES AS EM cle Obs. 6 BTPAO-SATEOME OSSINANDTE ner ee er CODSAMMODS EN
— par métastases probables :
Chondrosarcome ossifiant .......... SÉUN RE PL Obs. 2 — par extension locale :
SALCO NID ODIOSELC See PT bre er Li Obs. 5
— par accidents inconnus :
Obs.-8, 13:28:
La durée moyenne lotale de l'affection a été, depuis le premier signe révélateur jusqu’à la mort, de trente-deux mois vingt-quatre jours, avec chiffres extrêmes de onze mois pour celui dont l'évolution a été la plus courte, de soixantesept mois pour celui dont l’évolution a été la plus longue.
Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ceux admis par
Schwartz, qui classe ses observations d’après la nature histologique des tumeurs :
Sarc. centraux giganto-cellulaires. ...... RPOROIS » » fuso-cellulaires.. 2..." OS lSTNOIS » » globo-cellulaires .. ......... 9 mois » périostiques fuso-cellulaires..........2. 25 mois » » ulobo-cellulaires. . .. . 18 mois » » OSLCOIACSE EE rec Dr AIGANNOIS
Ils semblent à peu près comparables à ceux de Gross, pour qui la durée moyenne de la vie sans opération est de :
Sarc. centraux giganto-cellulaires. ,......... 46 mois » » IUSO=CÉTIUIAITES EE, 42 mois » » globo-cellulaires ........ VELO eTIOIS » périostiques ostéoides.............. -.. 6 mois
Suivant le type histologique des tumeurs, la durée moyenne totale d'évolution a été dans nos observations : Sarc. périostiques : 25 mois Chondrosarcome. : 10 mois 32 mois Fibro-sarcome..., : 16 mois ! 46 mois NONMPLÉCIS Eee : 13 mois 22 mois
La généralisation après opéralion ou en cas d'opérations : itératives pratiquées pour récidive in silu, après la première de celles-ci, est survenue en moyenne : vingt-deux mois dixhuit jours après; avec chiffres extrêmes; sept mois pour celui dont la survie a été la plus courte, cinquante-cinq mois pour celui dont la survie a été la plus longue.
Enfin, certains malades, primitivement traités par des interventions conservatrices, ont, avant la phase de généralisation, présenté des récidives locales qui ont nécessité une ou plusieurs opérations plus larges, généralement d’'exérèse. Ces récidives locales sont survenues de quatre mois (n° 1) à quatorze mois (n° 2) après la première intervention. Un malade (n° 8) a présenté, avant la généralisation, des récidives locales à répétition, respectivement séparées par des intervalles de huit, cinq, six, deux, onze mois.
Ces trois cas, où des récidives locales ont été observées, se décomposent ainsi :
Chondrosarecome. ... CS PARC 1 (obs. 2) RIDTO=SANCOME Te 2 (obs. 1 et 8)
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Nous ne faisons évidemment pas état, dans cette étude, des repullulations locales observées chez certains de nos malades chez lesquels on n'avait pu, au cours de la première intervention, extirper la tumeur en totalité, soit qu’une telle intervention fût rendue impossible par l'extension de la lésion (obs. 5), soit qu’elle fût refusée par le malade (obs. 28).
Quoi qu'il en soit, le pronostic de ces tumeurs est extrêmement sombre, puisque sur onze malades guéris opératoirement et suivis, neuf ont succombé à des dates variables, dont cinq par généralisation, précédée où non de récidive locale.
Notons à cet égard que des malades qui ont subi des interventions économiques conservatrices, la plupart ont présenté une récidive locale (obs. 1, 2, 8 : récidive locale certaine), (obs. 20 : récidive locale après résection, actuellement bien portante après désarticulation interscapulo-thoracique), (obs. 13 : résection humérale ; mort vingt-deux mois plus tard sans que nous sachions s’il v a eu récidive locale).
Par contre, les malades qui ont subi d'emblée une intervention radicale (obs. 11, 20, 22) ont succombé, sauf un (obs. 20), à des dates plus ou moins éloignées, mais aucun n’a présenté de récidive dans son moignon. Nous nous réservons d'en tirer d'ici peu quelques conclusions d'ordre thérapeutique.
Tumeurs des os. 4
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