‹ Contribution à l'Étude des Tumeurs Sous-Muqueuses de l'EstomacChapitre 16 sur 21 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

cavité gastrique et superposable à la « tache claire » (Gas22)% Même succès de Bécarr et GonLiNGEr en 1929

(Gas 24).

Excellente pratique, à toujours appliquer, mais il faut avouer avec Lepoux-LEBarD que « c’est uniquement à la forme et au siège de la lésion que sont dùs les caractères particuliers de Fombre qu’elle projette. Entre une tumeur careinomaleuse envahissante el d'une extrême malignité et un fibrome bénin ayant approrimalivement le même volume, la mène configuration extérieure el le même siège sur la paroi qas- {rique, ni l'écran ni la plaque ne pourront faire la différence. (Cf. 729 À et B, page 735 du Manuel de Radiodiagnostic clinique de Lepoux-LesarRpb).

Sans compler sur des cas heureux comme ceux de KONJErzNY, de BÉGLÈRE, de. BÉécarr et GOEHLINGER, disons, à propos des tumeurs sous-muqueuses gastriques, avec LEboux-LEBARD, qu’ « on peut se rapprocher du diagnostic, et soupçonner généralement, sinon affirmer absolument, leur bénignité, par l'image radiologique ».

Voilà une solide raison d'appliquer le précepte « Tout adulte souffrant de troubles digestifs persistants doit être soumis à un examen radiologique ». (Manuel de Radio-diagnostic clinique, page 738), et cela d’autant plus que si le diagnostic radiologique entre nos lumeurs el le cancer n'est pas toujours possible, le diagnostic radiologique positif du cancer l'est dans une

très forte proportion des cas (95 %, vérifiés à la Cli-

Os

nique Mayo). Mais il faudra aussi l'appliquer chez tout malade qui saigne dans son tube digestif et qui dépérit, où chez tout porteur de tumeur palpable de Fab-

domen.

On irera grand profit, en cas de diagnostic ardu, à faire des radiographies en série suivant le procédé de KeLLer. Et si l’on constate une tache claire, il sera bon de pratiquer la pneumogastrographie : 100 em° d'air insüufflé, dans l’estomac parfaitement vide avec une sonde d'Énnorn et une soufflerie de thermo-cautère (2 plaques : une en position debout, une en position

couchée).

F. — CnIMISME GASTRIQUE

On a dit (Gosser-BaRRAGUÉ), que le chimisme gasrique est normal dans les schwannomes gastriques. (EC, répétons-le, presque toutes les tumeurs sous-muqueuses gastriques sont des schwannomes).

Il serait d'ailleurs Surpranant qu'une néoplasie qui ne touche pas à la muqueuse, — si ce n'est pour la léser mécaniquement —, modifiàt beaucoup le chimisme des sécrétions de cette muqueuse.

Cependant, des 25 cas de cette étude, nous ne pouvons rien conclure fermement. En effet, alors qu'on diagnostiquait avant l'intervention, un cancer (Cas 6, PROMIS LUS 20) ourun uicus (Cas. 18' et 19); les observations montrent que le Chimisme gastrique HÉRÉNCLAEe

n'a été étudié que trois fois en tout (Cas

Les autres éléments du tableau clinique n’étaient pourtant pas si sûrs |

Le cas 4 (Guyor) où l’on voit une anachlorhydrie absolue concordant avec le diagnostic histologique de l’époque (1910, sarcome), semble à la fois confirmer ce qu'on peut penser logiquement du chimisme gasrique en cas de tumeur et exclure cette observation de notre tableau, puisque les sarcomes vrais infiltrent la muqueuse. Mais les auteurs le rangeant parmi. les tumeurs sous-muqueuses, les « faux sarcomes », nous n'en tirerons pas argument.

Dans le cas 8, tumeur nettement sous-muqueuse, dont l’ablation est suivie de guérison, on ne trouve qu'un peu d’'hypoacidité. Voilà encore qui ne peut servir d’argument contre l'indépendance sécrétoire de la muqueuse, Enfin, le cas 18 confirme nettement cette indépendance, et cette fois, le laboratoire eût dû repousser le diagnostic d’ulcus. Il en avait le droit.

Cet exemple, malheureusement isolé dans notre série, nous porte à penser que le chimisme gastrique devrait être étudié dans tous les cas où l’on peut soupçonner une tumeur gastrique. Il semble que la réponse « chimisme gastrique normal » apporterait un précieux appui en Cas de radioscopie douteuse, comme

dans le cas 15 particulièrement instructif à cet égard.

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