A MES MAITRES DANS LES HOPITAUX DE NANTES
Messieurs les Docteurs ARONDEL, BARON, BUREAU, LEROUX, G. SOURDILLE, VERAN, VIEL
A Messieurs les Docteurs
BARRET, BEGUIER et TROUSSET
dont nous avons été l’interne à l'H6pital d'Angoulême.
NM
CONTRIBUTION A L’ETUDE DES ULCERES PERFORES DE L’ESTOMAC ET DU DUODENUM
L'intérêt de la question des ulcères perforés de l’estomac et du duodénum paraît presque épuisé et il semble qu’on ne puisse rien ajouter de bien substantiel à l'édifice élevé depuis une vingtaine d’années par les apports et les statistiques de tant de chirurgiens, par les discussions dans les sociétés de chirurgie, par les diverses mises au point de ce sujet parnni lesquelles celle du professeur Mondor paraît une des plus judicieuses et des plus complètes.
Cependant, ayant observé plusieurs cas de cette complication redoutable de l’ulcère lors de notre séjour à l’hôpital d'Angoulême, il nous a semblé profitable pour nous-même de dépouiller les observations similaires mises à notre disposition par le D’ Duroselle, et c’est en somme l’ensemble des cas opérés par ce chirurgien, de l’année 1926 à 1939, que nous rapportons ici, cherchant à en extraire les faits les plus saillants et les plus instructifs.
La présente statistique porte sur 50 cas, tous opérés. Ces observations confirment les idées admises généralement tant au point de vue de l’étiologie que de la symptomatologie et du traitement, et il ressortira de nos chiffres, d’une façon frappante, l’importance de premier
ordre d’un diagnostic précoce qui, en permettant d’opérer dans les premières heures, a changé du tout au tout le pronostic de cette affection.
Cette prééminence du facteur temps est telle qu’elle relègue au second rang le choix de l’opération et donne au chirurgien l’aisance de pratiquer, s’il le juge nécessaire, des interventions plus complètes que la simple suture de la perforation.