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Une thèse analogue est soutenue par MiLcHNER et MossE, cependant avec cette différence que l’action destructive serait identique pour le tissu lymphoïde et pour le tissu myéloïde.
OLLINO pense que la leucopénie est due à une destruction des éléments blancs dans les organes hématopoiétiques.
REGAUD et CRÉMIEN observent dans le thymus du chat irradié, les lymphocytes devenir de plus en plus réfractaires aux rayons à mesure que ceux-ci s’éloignent de leur lieu d’origine, c’est-à-dire de la zone corticale. I! en résulte que les globules blancs sont d'autant plus sensibles qu’ils sont moins différenciés.
JOLLY et LACASSAGNE publient une étude critique de la théorie défendue par HELBER et LINSER. 1° Dans le sang prélevé des animaux irradiés ils ne constatent aucune anomalie des leucocytes, tandis que lanimal succombe avec le sang pour ainsi dire privé de globules blancs. 2° Les irradiations à doses massives des leucocytes conservés dans un tube à la glacière n'infuent non plus sur leur vitalité. 3° Enfin après une irradiation, les expérimentateurs recueillent le sang le lendemain, 2 jours et 3 jours après et ils constatent que les leucocytes se maintiennent vivants pendant le délai normal. Cette constatation exclut l’idée de la présence dans le milieu sanguin d’un produit cytotoxique.
LACASSAGNE et LAVEDAN après avoir étudié les modifications sanguines et l’évolution des lésions des organes sanguiformateurs, soulignent le parallélisme
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existant entre les modifications dans le sang et les lésions du tissu hématopoiétique. Pour ces auteurs, la leucopénie serait due uniquement à la destruction des cellules jeunes de la lignée blanche.
Notons que certains auteurs considèrent les Rayons X comme agents modificateurs de la division cellulaire.
PATRICELLI, ROSENTHAL et ARNETH penseut que les Rayons X n’auraient pas une action destructive, mais seulement une action inhibitrice sur le fonctionnement du tissu leucopoiétique avec diminution de la production des globules blancs.
Cox, plus récemment insiste sur le rôle d’inhition des Rayons X sur la division mitotique des cellules. Il précise qu'avec une dose donnée de rayons X, la diminution du nombre des mitoses est plus marquée pour une irradiation intense et courte que pour une irradiation faible et longue.
Par contre, AUBERTIN et BEAUJARD signalent l’ac-
tion stimulante des Rayons X sur la maturation des cellules jeunes de la moelle osseuse.
IsaAcs affirme aussi que l’irradiation à faible ou forte dose a une action stimulante de la division ou de la maturation normale des cellules vivantes génératrices du sang. De ce fait, le vieillissement cellulaire sera rapide et la mort surviendra précocement!
Et il note qu’il n’y a aucune action nécrotique toxique des Rayons X employés à doses thérapeutiques.
Les recherches récentes semblent donc apporter des preuves suffisamment convincantes pour admettre que la leucopénie est conséquitive à une destruction des éléments jeunes dans les organes hématopoïétiques. Un autre problème se pose : Comment les Rayons X agissent sur les cellules de la ligne blanche ? S’agirait-il d’une action directe des rayons sur les cellules ou d’une action indirecte.
Plusieurs auteurs envisagent cette action comme indirecte et font intervenir le rôle des substances chimiques.
KIENBÔCK envisage l’hypothèse que sous l’influence des rayons X il se produit dans la peau une toxine qui peut être transportée par le sang aux points de moindre résistance (le tissu lymphoïde en particulier).
LINSER et HELBER injectent du sérum d’animaux irradiés à des animaux neufs et constatent une leucopénie. CURSCHMANN et GAUPP obtiennent des résultats analogues avec le sérum des leucémiques traités par les Rayons X.
Mais une objection pourrait être faite à ces travaux : la leucopénie peut se produire par l'injection des protéines et du sérum des sujets sains. En effet, les travaux de KLIENBERGER et ZOEPPLITZ démontrent que l'injection du sérum d'individus non irradiés produit les mêmes effets que l’injection de sérum d'individus traités par les rayons.
Des faits plus intéressants sont publiées par Rup-
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BERG. L'auteur injecte dans le péritoine de lapins neufs le sang de lapins fortement irradiés et sacrifiés aussitôt après l’irradiation. Il observe chez le lapin innoculé des destructions des lymphocytes dans l’appendice et dans les centres germinatifs des ganglions mésentériques. Cependant l’auteur pense que cette action leucolytique du sérum n’a qu’un rôle adjuvant; il accorde le rôle principal à l’action directe des Rayons X.
FRAENKEL et NITSNIEWITSH pratiquent une dérivation de la circulation de la veine jugulaire, chez les chiens porteurs de sarcomes. Ils irradient seulement le sang qui passe dans cette dérivation et obtiennent la régression de la tumeur. Il faut remarquer cependant que la régression momentanée des tumeurs sarcomateuses peut se produire parfois spontanément. (FERROUX, GAYOT et JOLLY).
Les expériences de ScHWARZ (1903) sur l’œuf de poule servirent de point de départ à la théorie qui attribue le rôle leucolytique à la choline. La lécithine soumise à l’action des Rayons X donne naissance à un produit de décomposition, la choline. C’est cette substance qui serait l’agent incriminé de la production de la leucopénie.
Les expériences de WERNER et SCHLACHTA et celles de HOoFFMANN et SCHUTZ ont montré l’action particulière des Rayons X sur les lécithines des tissus. Il s'agirait d’un processus d’oxydation de la lécithine avec libération de la choline, celle-ci étant un produit toxique.