‹ Contribution à l'Étude des Variations Physiologiques et Pathologiques du Taux Réticulocytaire, Chez le LapinChapitre 102 sur 105 · PES SR RE ES ML AE RU · texte numérisé non relu

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tion progressive du nombre des réticulocytes jusqu'à 200 à 300 % du nombre normal (réliculocytose de gestation).

c) À partir du dernier tiers, il se produit une baisse extrêmement brusque qui fait tomber le nombre des réliculocytes au 10° ou au 20° de la valeur qu'il avait atteinte pendant la gestation, par conséquent au 1/3 où au 1/5 de la valeur normale (réticulocytopénie du prépartum).

d) Lorsque la mise bas s'effectue, le niveau réticulocytaire est à SON Minimum.

e) Pendant la lactation, le taux réticulocytaire moyen reste en général inférieur au faux normal avec, toutefois, des poussées de réticulocylose relative qui tendent à le ramener au taux normal (réticulocylopénie de lactation).

f) Lors de l’ablactation, nous avons constaté une réticulocytose importante el prolongée.

g) Si des petits sont sacrifiés sans qu'il y ait eu d'allaitement, la réliculocytose observée est beaucoup plus courte et beaucoup moins intense.

Nous pensons qu'il y a une relation entre ces différents phénomènes d'une part, el, d'autre part, la préparation de la glande mammaire pendant la geslalion et la secrélion lactée après la mise bas.

8° Nous avons établi, qu'en dehors de la gestation et du post partum, le taux réticulocytaire subissait des variations physiologiques : variations périodiques faibles chez la femelle éloignée du mâle, variations périodiques, parfois très importantes, chez la femelle en conlacet avec un mâle (réticulocytopénie oestrale).

Nous avons également constalé les variations très sensiblement identiques à celles de la gestation chez les femelles mises en présence d’un mâle et non fécondées. Nous pensons être en droit de rapporter ces variations à l’état physiologique particulier qui suit, chez Ja lapine, un coït infécond, et qu'on nomme la pseudo-gestation.

9° Ces constatations nous ont amené à chercher le rôle des hor-mones dans les variations physiologiques du taux réticulocytaire.

a) Nous avons montré que la folliculine déterminait une baisse du taux réticulocytaire. Mais cette baisse n’est pas absolument compa-

rable à la baisse observée pendant le pré-partum. Elle consiste en une succession d'ondes de réticulocylopénie. Ces ondes paraissent l’exagéralion d'un phénomène normal chez la femelle, Dans le prépartum, la folliculine agit probablement en synergie avec l'hormone du corps jaune.

b) Le prolan, extrait du lobe antérieur de Fhvpophyse, provoque une réliculocytose importante el prolongée.

c) L'urine de femme enceinte agit comme la folliculine, en provoquant une série d'ondes de réliculocytopénie, L'urine de femme non enceinte, par contre, ne détermine qu'une très fugace diminution du laux réticulocytaire suivie d'une réticulocvtose assez importante el assez durable.

d) La folliculine à dose convenable est capable de neutraliser enlièrement l'action de Fextrait du lobe antérieur de lhypophyse sur le taux réticulocytaire, Ge qui explique que Furine de femme enceinte à la fin de la grossesse, ne provoque qu'une action semblable à celle de la folliculine.

10° Nous avons étudié les variations réticulocytaires dans plusieurs infections expérimentales où spontanées du lapin.

a) Au cours de Finfection expérimentale du tYphus exanthématique chez le lapin, infection inapparente dans la majorité des cas, nous avons observé une courbe de réticuloey{ose qui, si le phénomène se révèle toujours régulier par la suite, serait un moven précieux de suivre l'évolution de cette infection inapparente.

b) Au cours de diverses lypanosomiases, il se produit également des variations réliculocytaires intéressantes. Nous avons insisté principalement sur les ondes de réticulocytose qui se produisent pendant l'incubation de certaines trYpanosomiases à évolution lente. Ces ondes de réticulocytose permettent d'étudier l'évolution de Finfection avant l'apparition des symptômes habituels.

c) Enfin nous avons signalé dans certaines maladies naturelles du lapin et dans certains traumatismes, des variations importantes du taux réliculocytaire.

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