AVANT-PROPOS
A l'occasion de l'acte solennel par lequel s'achèvent mes études de médecine, el au seuil dune vie, qui sera désormais, en dépit des obstacles momentanés, exclusivement scientifique, je désire exprimer ma gralilude à lous ceux qui ont éveillé en moi le goût el la volonté de la recherche.
C’est à mon Père que je dois le plus. Tous ceux qui l'ont approché ont su quel extraordinaire entraineur d'homines, était. Sa conversalion familière élail un merveilleux voyage à travers des contrées inconnues Œoù l'on revenait riche de souvenirs et de projets, avide de nouvelles découvertes.
Elevé près de lui, uni à lui par les liens de la plus tendre affection, comanent Raurais-je pas gardé, plus que ses élèves, l'élan de son puissant enthousiasme ? Comment n'aurais-je pas élé le premier, au Collège de France, à écouler les conseils qu'il donnait aux jeunes chercheurs ?
Parmi les anecdotes qu'il aimail à raconter, celle de sa rencontre avec PASTEUR était une des plus émouvantes. Un jour, nouveau venu dans la Maison, il montail quatre à quatre l'escalier. Brusquement, il se trouve en face du Maître, qui, infirme, descendait lentement, en s'appuyant sur la rampe. PASTEUR s'arrête et lui demande : Vous travaillez ? = Mon Père, intimidé par cette rencontre inattendue, lui répond simplement : oui. Et PASTEUR, reprenant sa descente pénible l'approuve : C'est bien, il faut travailler.
Mon Père <e plaisait à donner cel unique entretien avec le Maître comme le point de départ de sa vie prodigieusement laborieuse.
Le matin du 98 jévrier 1930, comme, plus inquiel depuis quelques jours, je venais apprendre comment il avait passé la nuit, il me recul avec un grand calme. Son visage avait pris une douceur que nous ne lui connaissions plus depuis de nombreux mois cruels. Il mit sa main sur ma tôle, en un geste de bénédiction, comme s'il avait deviné que
ses heures élaient désormais complées, el il me dil : Travaille bien, mont pelit, travaille bien.
L'après-midi, une syncope l'emportail.
Fai perdu non seulement le plus tendrement aimé des pères, mais aussi le meilleur des matlres que j'aurais pu souhaiter.
: Plus impérieuses que les paroles de PASTEUR n'avaient été pour lui, colles de mon Père, seront le but de ma vie.
Mon Père, je le le jure, je lravaillerai de toules mes forces.
Après mon Père j'ai une grande delle de reconnaissance à acquitter envers mon maître, M, le professeur M. TIFFENEAU. [y à plus de dix ans, jai appris à bravailler dans son laboratoire. Je n'oublierai pas non plus, que je dois à son conseil el à ses encouragements d'avoir après cinqans d'interruption repris mes études de médecine et choisi définitivement la carrière scientifique. En me montrant la voie, il m'a donné confiance. Qu'il soil assuré de ma respectueuse gratitude.
A mon maître, M. le professeur F. MESNIL, je garde la plus affeclueuse reconnaissance pour l'hospitalité pleine de bienveillance qu'il na donnée pendant trois ans dans Son laboratoire de l'Institut Pasteur, Je le remercie également des conseils el des encouragements qu'il na toujours prodiqués et de la paternelle sollicilude avec laquelle il s'occupe de mon avenir.
Je dois beaucoup également à mon maître, M. le professeur K. LAUNOY, qui pendant sept ans m'a associé à ses recherches el à ses publications. Fai reçu de lui, en même temps qu'un peu de son enthousiasme scientifique, le goût d'approfondir les questions étudiées. Qu'il veuille bien trouver ici, l'expression de mon affectueuse reconnaissance.
Bien que je n'ai peu eu l'honneur dôlre leur élève, je liens à remercier M. le professeur DEBRÉ, M. le professeur Pasteur VALLERY-RADOT ot M. le professeur RAMON pour l'aide moral qu'ils m'ont donnée, l'intérêt et la confiance qu'ils n'ont témoignée.
Je remercie le docteur BURNET, directeur de l'Institut Pasteur de Tunis pour la bienveillance avec laquelle il s'est intéressé à mes recherches, Je lui suis {rès reconnaissant des précieux conseils et des encouragements qu'il à bien voulu me donner,
Je n'oublierai pas loul ce que je dois à M le professeur agrégé, Jeanne LÉVY, Qu'elle me permetle de lui lémoigner ici ma reconnais- SURCe pour HUubvOou appris avec une bienveillante sollicilude à lruvailler,
Que mes collègues el anis du laboratoire de Prolistologie de lns-
litui Pasteur, le docteur PÉRARD, le docteur et M André LWOFr, le docteur ut COLAS-BELCOUR, le docteur DESCHIENS soient remerciés pour les précieux conseils que j'ai toujours trouvés auprès d'eux.
A Funis, je dois à l'ajjectueuxse amitié du docteur Charles ANDERSON, sous-directeur de lPlastitult Pasteur, d'avoir eu pendant les mois de sa direction intérimaire loules les jacilités dans l'accomplissement de non travail. de le remercie de son aide amicale el des nombreuses indications que sa vaste érudilion na si fréquemment fournies.
Je remercie M SPARROW de sa bienveillante obligeance el de l'inlérèt qu'elle à bien voulu prendre à mon travail. Je remercie également le docteur Jean LAIGRET et le docteur Lucien BALOZET à la compélence desquels fai eu Souvent recours
Enfin, je n'aurai garde d'oublier l'aide précieuse qui n'a élé fournie dans la monotone élaboration de ce travail, par ma préparatrice, M SUZanne DUBOIS ef mon fidèle HABIBR KCHOUK.
Je remercie mon ami Roger ROY au pinceau délicat duquel je dois les belles gouaches qui illustrent ma thèse el M. ASTRUC, pour les consciencieux el clairs graphiques qu'il a eu l'extrême obligeance d'établir sur les chijfres que je lui ai donnés