‹ Contribution à l'Étude des Variations Physiologiques et Pathologiques du Taux Réticulocytaire, Chez le LapinChapitre 60 sur 105 · VARIATIONS DU TAUX RÉTICULOCYTAIRE PENDANT LA PÉRIODE DE L'OESTRE · texte numérisé non relu

VARIATIONS DU TAUX RÉTICULOCYTAIRE PENDANT LA PÉRIODE DE L'OESTRE

Parmi les lapines mises en contact avec des mâles, beaucoup n'ont présenté que des variations minimes dont il est difficile de rer une conclusion. Par contre, nous avons eu l'occasion d'observer 3 lapines, qui, entre le moment où on à introduit un lapin dans leur cage el le moment où elles ont été fécondées, ont présenté une réliculoextopénie très nellement en rapport avec lexagération de loestre.

a) Lapine R. 13. — Celle lapine est suivie régulièrement depuis le 31 mars. Le nombre des réliculocytes, du 31 mars au 17 avril, varie de 115.000 à 187.500. Le pourcentage réliculocytaire oscille entre 2 p. 109 el 3,1. Le T8 avril, on introduit un mâle dans la cage. Presqu'aussilôt, le nombre des : réliculocyles et le pourcentage réticulocytaire diminuent, Ts ne sont plus que de 105.000 et 1,89, Le 3e jour, 60.000 el 1,10, le 4 jour, 40.000 et 0,71, le 6e jour. Ils restent bas jusqu'au 30 avril, oscillant entre 35.000 el 80,000 el 0'681et-1:77.

Puis, on les voil monter au dessus de 200.000 et de 5 p. 100, à partir du 6 mai.

Celte lapine a mis bas, le 26 mai. La geslation élant, chez cel animal, de trente jours, il faut admettre que la fécondation s’est produite, seulement, le 26 avril. Donc, les varialions observées du 18 au 26 avril, ne sont pas imputables à la gestation, mais à la seule présence du mâle dans la même cage. Par contre, l'augmentation signalée après le 30 avril est, incontestablement, une réticulocytose de gestation.

On est en droit de se demander si les variations réliculocytaires que nous venons de décrire ne sont pas en rapport avec l’exagération de l'oestre provoquée par la présence du mâle.

pb) Lapine R. 14. — Le 6 avril, après les numérations, on mel.un mâle dans la même cage. Dès le 9 avril, on constale une baisse importante du nombre des réticulocytes et du taux réliculocylaire, de 150.000 ct 2,60 à 19.000 et 1,36.

Le 12 avril, le & jour, le nombre des réliculocytes el le pourcentage sont tombés à 50.000 et 0,81. À partir de ce moment, les deux nombres remontent avec quelques rechules. Le 19 avril, tout est rentré dans l'ordre. Entre temps, on avait retiré le mâle, le 8e jour. Aucune gestation n'a suivi cette cohabilation de 8 jours. Un peu plus lard, le 30 avril, on mel à nouveau un mâle dans la cage. La lapine est, celle fois, fécondée dès le début. La gestation el la mise bas se produisent normalement, avec le cortège habituel des variations réliculocylaires particulières à chacun de ces élats physiologiques.

Dans cette observation, comme dans la précédente, on voit neltement que l'introduction du mâle à provoqué une réticulocylopénie importante. On à pu constater que la muqueuse vaginale élail parliculièrement congeslionnée, lors de celle réliculocylopénie. IL nous semble que celle-ci esl manifestement liée à l'apparition de loestre.

c) Lapine R. 19. — Comme dans le cas précédent, celle lapine est mise dans la même cage qu'un male après qu'on a procédé aux numéralions. On voil, dès le 4 jour, Le nombre des réliculocyles par mme. de sang et le pourcentage réliculocylaire tomber de 157.000 et 2,78 à 137.500 el 2,45. La chule s'accentue el les nombres réliculocylaires atteignent 34.000 et 0,57, le 11e jour. Ils restent assez bas ensuile, avec quelques oscillations, pendant une quinzaine de jours. (Entre 34.000 el 72.000, 0,57 et 1,05. Clochers à 185.000 el 110.00)

Ensuile les nombres redeviennent normaux, pendant une dizaine de jours, puis on assiste au phénomène de la pseudogestalion et à son retentissement sur le taux réliculocylaire.

Ici, nous avons donc, une 3° lapine, qui, dès Le moment où on l’a mise en contact avec un male, à présenté une diminution hnportante et prolongée des réliculocytes.

nous semble que ces trois exemples établissent d'une façon nette, l'étroit rapport qui lie l'équilibre réliculocytaire à l'oestre de la lapine en contact avec un mâle, De même, si l'on se reporte aux graphiques que nous avons donnés de la lapine P. 22 et de la lapine P. 23, on pourra constaler, dans les 2 cas, un fléchissement sensible du taux réticulocvtaire un peu avant la date de la fécondation.

3° ETAT DE LA MUQUEUSE UTÉRINE CHEZ LES LAPINES A TAUX RÉTICULOCYTAIRE ÉLEVÉ, NORMAL ET BAS.

En présence des varialions mentionnées ci-dessus, du taux réticulocylaire pendant lx période oestrale, nous avons cherché $il n'exis-

Lait pas un rapport plus sensible entre les réliculocy{opénies que nous venons de décrire, chez les femelles en contact avec un mâle, et l'état de la muqueuse utérine.

Nous avons sacriié un certain nombre de lapines chez lesquelles nous avions trouvé un laux réliculocylaire bas, soit que celle réticulocytopénie se soil produite spontanément où sous Finfluence du voisinage d'un mâle, soit qu'elle ait été provoquée par des injections de folliculine ou d'urine de femme encemte, Nous avons sacrifié, d'autre part, des lapins à taux réliculocxtaire normal où élevé, pour nous rendre comple de la différence,

On trouvera, condensé dans le tableau ci-joint, les résultats de ces investigations.

Dans ce lableau, nous avons rangé, par ordre de pourcentage réliculocylaire croissant, un certain nombre de lapines, sacrifiées après avoir servi à diverses expériences.

Dans la colonne intitulée : nalure de l'expérience antérieure, on trouvera l'indication de ce qui à été fait à chaque animal, mais les injections d'hormones où d'urine remontent à des époques très variables et leur action est quelquefois totalement épuisée au moment où l'animal a été sacrifié, Il ne faut donc établir, entre ces indications qui ne sont données qu'à litre de simple renseignement, et le taux réliculocytaire, avant le sacrifice de l’animal, aucun rapport obligaloire de cause à effet.

Dans le premier groupe, on trouvera l'indication de l'état de la muqueuse utérine de dix lapines dont le taux réticulocvtaire était faible (au-dessous de 2 p. 100) le jour où on les a sacrifiées. On peut constater que toutes, sans exception, avaient une muqueuse utérine congestionnée, la plupart, même, hémorragique. Notons, en passant, que l’état congestif de la muqueuse vaginale, chez l'animal vivant, traduit souvent, mais non obligatoirement l'état congestif de la muqueuse utérine.

On peut remarquer que presque tous les animaux de ce groupe avaient reçu antérieurement de la folliculine ou de l'urine de femme enceinte. On à vu que l’action de ces substances se fait sentir pendant de nombreuses semaines.

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