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les réticulocytes que dans la mesure où elle délermine lœstre. La réticulocytopénie œstrale serait done, au même titre que la congestion de la muqueuse utérine, une des manifestations de cet état physiologique particulier. à
Remarquons que la folliculine, chez la femelle non castrée, ne fait qu'exagérer les phénomènes de l’œstre. Nous avons vu, en éludiant l'action de cette hormone, que la réliculocytopénie consécutive à son administration, évolue la plupart du temps en ondes périodiques. Ces ondes, à la lumière des résullats que nous venons d'exposer, nous apparaissent comme l'exagération d'ondes beaucoup plus petites, mais parfois bien visibles, chez la femelle normale. Reportons-nous par exemple au graphique T (lapin P. 22) du chapitre consacré à laction de la folliculine, on voit nettement, dans la longue période qui précède l'administration de l'hormone folliculaire, une série de petites ondes assez régulièrement espacées (5 en 26 jours). Après l’action immédiate de la folliculine, on peut constater, vers le 50° jour, une série d'ondes beaucoup plus accentuées, mais non plus persistantes (6 en 30 jours). Ces ondes nous semblent très nettement être l’exagération des ondes normales, Dans le graphique 2, du même chapitre, on voit qu'une forte dose de folliculine est suivie d’une série d'ondes du même ordre mais, beaucoup plus prononcées et beaucoup plus durables. Nous savons, en effet, par les travaux de del Castillo et Calatroni [81. que la folliculine, même à des doses assez fortes, ne provoque pas un œstre continu, mais entrecoupé de périodes de repos (mélaæstrus).
Nous pensons, en présence de ces faits, être en droit d'affirmer que la réliculocytopénie observée après l'introduction d’un mâle dans la cage, est la manifestation d'un œstre exagéré par la présence de ce mâle.