TROISIÈME PARTIE VARIATIONS PATHOLOGIQUES
VARIATIONS DU TAUX RÉTICULOCYTAIRE DANS QUELQUES INFECTIONS EXPÉRIMENTALES DU LAPIN
Celle partie doit être plutôt considérée comme un programme de recherches basé sur quelques résultats intéressants, mais épars, que comme la conclusion d'un travail achevé.
Presque toutes les infections provoquent, chez le lapin, une hypoglobulie plus ou moins intense. Il nous à paru intéressant d'étudier les variations du nombre des réticulocytes parallèlement à cette hypoglobulie.
Nous avions été conduit, dans des travaux antérieurs, à étudier. les variations hématologiques dans plusieurs trypanosomiases expérimentales, chez le lapin. Nous avions constaté que le faux réticulocytaire subissait, au cours de ces infections, d'importantes variations, et que la courbe de ces variations fournissait des renseignements beaucoup plus précis sur l’évolution de la maladie que la courbe thermométrique et la recherche des parasites dans le sang.
De l'étude de la période d'état, nous en sommes venus à l'étude de période d’incubation. Nous avons constaté que, là encore, la numération quotidienne des réticulocvtes permettait de déceler l’état infectieux de l'animal plus précocement qu'avec aucun des autres movens habituellement utilisés.
Nous nous sommes demandé si, par cette numération quotidienne cles réticulocytes, on ne pourrait pas suivre l’évolution d’une infection ordinairement inapparente. Nous avons choisi, pour cette étude, l'infection inapparente qui suit, chez le lapin, l’inoculation du typhus exanthématique.
Nous commencerons par exposer nos expériences sur ce sujet. Elles sont trop peu nombreuses encore pour que nous puissions nos
risquer à en tirer une conclusion, Du moins, pouvons-nous, en présence des résullals encourageants de nos premiers essais, montrer l'intérêt qu'il y aurait à poursuivre ce genre (le recherches.
Variations du taux réticulocytaire au cours du typhus exanthématique du lapin
Nous devons le virus du typhus historique, dont nous nous sommes servi, à l'obligeance de Madame Sparrow-Germa.
Trois lapins, le P. 10, le P. 11, le0P° A5, recovent Me CrreNrieR 1936, en injection péritonéale Fémulsion dans de l'eau physiologique d'un dixième de cerveau d'un cobaye infecté du virus historique el parvenu à l'acmé de sa courbe thermométrique. Des cobayes témoin recoivent la même émulsion, Is ont présenté, par la suite, la courbe (hermométrique caractéristique du lyphus.
Un quatrième lapin reçoit, également en injection périlonéale, l'émulsion dans l'eau physiologique d'un dixième de cerveau d'un co-
baye neuf (lapin P. 8).
La température des quatre lapins est prise deux fois par jour. Les numérations des globules el ttes réticulocytes sont faites, à de rares exceptions près, tous les jours.
Aucun des (rois lapins infectés n'a fait de température. La question importante est de savoir s'ils ont bien pris l'infection. Un seul des trois a présenté, au cours de l'expérience, une réaction de Weil-Felix positive au taux de 1/20. Mais, on sait que cette réaction est rarement positive chez le lapin infecté avec le virus historique.
Le seul moyen de s assurer que les lapins ont bien fait une infecion inapparente, est d'effectuer des passages de leur cerveau à des cobayes. La courbe thermométrique de l'infection, chez ces animaux, est caractéristique. Nous n'avons pas fait ces passages, parce que nous avons voulu suivre l'évolution hématologique jusqu'au retour à la normale, Nous nous proposions de le faire sur une seconde série d'animaux. Nous n'en avons pas eu le temps. Si incomplets que soient nos résullats, il nous paraît, toutefois, intéressant de les menlionner, car, il est infiniment probable que l'inoculation du virus culation du virus au cobaye rarement manque,