CO MONO
NOMBRE D'HÉMATIES
Donars
de sang
re NOMBRE Dour DE RÉTICULOCYTES
| LEUCOCYTES | par ae
par 5 de sang
de sang
hémalies
Injeclt. 1/10 cerveau cobave (yphus historique.
VPTUSe
Le 8 février, on lui injecte, dans le périloine, l'émulsion d'un 1/10 de cerveau dun cobaye infecté de typhus exanthémalique (le même cobaye que pour le lapin précédent).
L'hypoglobulie atteint son niveau le plus bas, le 13° jour après l'inoculation. Le nombre des hématies est tombé, ce jour-là, à 4.090.000, puis, il remonte lentement et ne reprend guère sa valeur initiale que vers le 30% Jour.
Le nombre des réticulocytes augmente progressivement et lentement jusqu'à 277.600, le 14 et le 15 jour, puis il redescend el atteint le niveau normal, le 20e jour. Le pourcentage réticulocylaire suit, en gros, ces varialions. Le maximum est atteint, le 13e jour, avec 6,48 p. 100. Le 20° jour, tout est rentré dans l’ordre.
La réaction de Weil-Felix, négalive les 2e el 1% jours a été positive à 1/20° le 11° jour.
Résumé de l'observation. — Ce lapin a subi les mêmes variations hémalologiques que le précédent. Hypoglobulie assez marquée, vers le 13° jour, réliculocylose de moyenne importance, mais nette, vers le 14 jour.
Lapin P. 15, (mâle)
Avant l'expérience, deux numéralions ont donné les nombres suivants : 5.520.000, et 6.010.000 hématies et 147.500 et 185.000 réticulocytes. Le pourcentage réticulocytaire a été de 2,67 et 3,24.
Le 8 février, on lui injecte, émulsionné dans de l’eau physiologique, un dixième du cerveau dun cobaye infecté de typhus.
Le nombre des hémalies subil une diminution progressive jusqu'à 4.940.000, le [le jour, puis, il remonte (rès rapidement au niveau initial.
Le nombre des réticulocytes par mme. de sang augmente rapidement et parvient le 10° jour au maximum de 347.500. Le pourcentage réticulocylaire dessine les mêmes variations. Il atteint 6,97, le 11e jour. Il est revenu à la normale le 19° jour.
La réaction de Weil-Felix, pratiquée les 2°, Ile et 1% jour après l’inoculation s'est montrée {oujours négative.
Résumé de l’observation. — Dans celle expérience, nous retrouvons les mêmes variations qui ont été signalées à propos des deux autres lapins. Hypoglobulie maxima, le 11° jour, et réticulocytose maxima, le 10e.
CONCLUSIONS
Bien qu'il soit prématuré de tirer des conclusions d’un aussi petit nombre d'expériences, nous désirons, toutefois, souligner l'intérêt de ces recherches que nous complèlerons certainement un jour.
L'infection du lapin par le virus du {yphus historique est généralement inapparente. La réaction de Weil-Felix est assez rarement positive, En dehors de l'inoculation du cerveau du lapin au cobaye, opération qui met fin à l'expérience, on n'a aueun moyen de se rendre compte si l'animal est bien infecté.
Si les variations du taux réticulocytaire, dans linfeclion expérimentale du lapin par le virus tyYphique, se confirment, par la suile, aussi régulières et aussi importantes que dans les expériences relatées plus haut, il serait peut-être possible de baser sur elles une méthode d'investigation. La numération quotidienne des réticuloeytes permet{(rat de suivre l’évolution de linfection et fournirait peut-être des courbes caractéristiques, comme la prise quotidienne des températures, fournit des courbes caractéristiques du {vphus apparent chez le cobaye.
Evolution de l’anémie et des autres modifications hématologiques au cours de l'infection expérimentale du lapin par Trypanosoma congolense
1° GÉNÉRALITÉS SUR L'INFECTION DU LAPIN PAR Trypanosom« congolense.
Le lapin supporte, tlans la majorité des cas, sans gêne apparente, l'infection expérimentale par T. congolensel), Après une période aigué de un à deux mois, parfois beaucoup plus longue, caractérisée par de fréquents clochers thermiques atteignant 41°, et par la présence de trypanosomes dans le sang périphérique, en assez grande abondance, surtout au moment des poussées fébriles, la maladie devient prorgessivement chronique, les clochers thermiques s’espacent, mais ils demeurent toujours élevés, dépassant parfois 41°, les trypanosomes ne font plus que de lointaines et courtes apparitions, ils deviennent de plus en plus difficiles à trouver. Puis, après des mois de cette infection bien tolérée, la température ne s'élève plus sensiblement au-dessus de la normale, les examens microscopiques du sang
(1) Nous remercions M. le Professeur L. Launay de nous avoir donné la souche de Trypanosoma congolense dont nous nous sommes servi.
restent invariablement négatifs. Cependant, l'animal est encore infeclé : si l'on inocule un peu de son sang à des souris neuves, cellesci prennent l'infection. Enfin, après huit, dix mois et plus, les imoculalions aux souris deviennent négatives. L'animal semble définitivement guéri.
La symplomatologie de cetle infection est donc assez réduite. Tempéralures el présence de parasites mises à part, l'infection semble parfailement lolérée. Les lapins gardent l'aspeet extérieur d'animaux sains, l'appétit est conservé, la courbe de poids ne montre, au moment des accès parasilaires les plus violents, que des fléchissements minimes, et chez les animaux jeunes, on observe même une augmenation du poids, comparable à celle qui se produisait avant l'infection.
Cependant, sous ces apparences de bonne santé, d'importantes modifications se produisent dans le sang. Nous n'avons pas la prélention de découvrir, ici, l'anémie dans les lrypanosomiases. Les premiers auteurs qui étudièrent ces infections, l'avaient déjà signalée. Nous devons, même, renoncer à rappeler les innombrables travaux qui lui ont été consacrés depuis #0 ans. S'il nous à paru intéressant d'étudier systématiquement l'évolution de l'anémie et des autres modificalions hématologiques, chez nos lapins infectés par T. congolense, c'est que nous avons été frappé de la discordance entre la bénignité apparente de l'infection, et l'intensité du syndrome hématologique. D'autre part, nous avons pensé qu'une telle étude, dont nous n'avons pas trouvé l'équivalent dans la bibliographie, pouvait être intéressante du double point de vue de l'action pathogène des l'ypanosomes, du 7. congolense en particulier, et des moyens de défense de l’organisme. Ce travail est le complément indispensable de l’élude que nous consacrons depuis plusieurs mois à l'infection du lapin par T. congolense.