‹ Contribution à l'étude du Bacillus Pyocyaneus Erythrogenes GessardChapitre 4 sur 56 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

GESSARD qui, depuis près de quarante ans, étudie de façon magistrale le Bacille pyocyanique, avait classé jusqu’à ces derniers temps tous les échantillons connus de ce Bacille en deux variétés, qu’il différenciait par l’aspect des cultures sur eau peptonée :

4° La variété pyocyanogène ou variété normale. Le milieu cultural, où la pyocyanine bleue, prédomine sur les autres pigments, devient vert brunâtre avec le temps;

2° La variété mélanogène. — L’eau peptonée devient d’abord brune, puis noire, par la prédominance de la mélanine, noire.

En mai 1917, LASSEUR me remit un germe, dont les cultures sur eau peptonée rougissaient au bout de sept à huit jours. J’en poursuivais l’étude lorsque, le 24 décembre 1917, GESSARD signala l'existence d’une troisième variété « ÉRYTHROGÈNE » de Bacille pyocyanique, remarquable par la prédominance, dans les milieux peptonés, d’un pigment jaune verdâtre, qui devient rouge-brun par oxydation. Les caractères essentiels de cette troisième variété coïncidaient avec ceux que j'avais observés sur le germe de LASSEUR.

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GESSARD, auquel j’adressai un échantillon du microbe de LASSEUR, confirma ma détermination d’un germe érythrogène et m’adressa un échantillon de celui qu'il possédait. Il me conseilla de « tirer parti de mon heureuse découverte », en comparant entre eux les deux échantillons connus de la nouvelle variété, et celle-ci avec la variété normale. GESSARD m’engagea ensuite à « publier les particularités nouvelles et les différences que je pourrais observer ». J'expose mes résultats dans ce mémoire, divisé en six chapitres, comprenant chacun des subdivisions convenables et résumés séparément. Je termine cette thèse par des conclusions générales, dont une partie à été communiquée à la Société de Biologie, le 7 décembre 1918, par M. le Professeur GRIMBERT, de l’Ecole supérieure de Pharmacie de Paris. Les conclusions sont suivies d’un Index bibliographique (*) et d’une table des matières.

Après avoir résumé, dans un historique suceinct, les généralités sur le Bacille pyocyanique, j’étudie successivement :

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