TRAVAUX PERSONNELS AVEC LA VARIÉTÉ ÉRYTHROGÈNE
En ce qui me concerne, et avant d’aborder les antisepüques salins, j'ai tenu à me rendre compte de la facon dont se comportent, vis-à-vis du Bacille pyocyanique érythrogène, l’eau peptonée plus ou moins concentrée, l’eau distillée et l’eau de conduite.
EAU PEPTONÉE
J'ai appelé c une solution renfermant 2 % de peptone. J'ai constaté avec c/256, qu’il restait encore des germes vante après quatre-vingts jours.
= Si =
J’ai voulu posséder quelques notions sur la multiplicaton du Bacille pyocyanique érythrogène, sur eau peptonée normale à 2 %. La technique que j'ai employée pour la numération des microbes est celle de Gonoy (1909), qui cultivait le bacille typhique en bouillon, et numérait les germes tous les quarts d'heure, en les passant sur bouillon gélosé. J’ai expérimenté avec une culture peptonée et après dilution aqueuse convenable du milieu de curture, j'ai passé les bacilles sur gélose peptonée, toutes Les dix minutes.
Après l’ensemencement, pendant les quarante premières minutes, J'ai constaté tout d’abord une mort rapide et une diminution considérable du nombre des germes vivants. Après ce temps, j'ai trouvé six fois moins de germes qu'au moment de l’ensemencement. Mais la natalité est alors devenue supérieure à la mortalité et le nombre des germes a augmenté rapidement.
EAU DISTILLÉE Dans l’eau distillée, ensemencée avec du Bacille pyocyanique, j'ai retrouvé des germes vivants après quatrevingts jours.
EAU DISTILLÉE RENFERMANT UNE FAIBLE DOSE DE SEL Avec 0 gr. 50 p. 1.000 de chlorure de sodium, j’ai obtenu les mêmes résultats qu'avec l’eau distillée simple. EAU DE CONDUITE L'eau de conduite renfermait encore des cellules vivantes quarante-deux jours après l’ensemencement. CONCLUSION. — Le Bacille pyocyanique érythrogène peut vivre pendant plusieurs mois dans un milieu non nutritif ou très faiblement nutritif.
Action antiseptique du chlorure de sodium