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CHAPITRE VII

Pronostic et conduite à tenir

De l'étude de la terminaison de l'accouchement, dans le bassin de Robert, que nous venons de faire, résulte un pronostic sombre pour cette dystocie pelvienne. IT ne faut pas adopter l’expectative même armée, en attendant l'issue spontanée d’un accouchement, dans un cas de bassin de Robert, avec grossesse à terme : la statistique ci-dessus impose sans hésitation possible l'intervention, ce bassin ayant été reconnu ; ce ne seront point des ten- ‘tatives de forceps dangereuses pour la mère et l'enfant et inutiles, non plus que le sacrifice systématique de l’enfant par craniotomie ou céphalotripsie pour sauver la mère. La symphyséotomie ne peut être envisagée, vu la double synostose sacro-iliaque. On ne peut davantage recourir à l'accouchement prématuré provoqué au septième mois.

La seule thérapeutique de choix est l'opération césarienne, qui, avec l’asepsie actuelle, sauvera la vie de la mère et de l’enfant.

Le pronostic est uniquement aggravé par l'absence de diagnostic. Si celui-ci n’est pas fait au moment opportun, comme dans les ças de Haven, Bruce et Lazard, l’accou-

cheur sera tenté de se lancer, avec ou sans morcellement du fœtus, dans des opérations aveugles, qui comportent un pronostic sombre, à cause des déchirures du conduit vaginal, de l'infection puerpérale et de la rupture possible de l'utérus. Ce n’est que dans le cas de mort de l'enfant que l’on aura recours à la perforation et à la céphalotripsie, et encore Becker, vu le rétrécissement accentué du bassin pratiqua, en ce cas, l'opération césarienne sur enfant mort et à terme.

Le pronostic peut être assombri, si l’on est appelé tard

à porter secours à la parturiente, au moment où la césa-

rienne est dangereuse à cause de la rupture de la poche

des eaux.

Là encore c’est la césarienne suivie d’hystérectomie qui pourra permettre de sauver la malade.

Mais si le diagnostié a pu être fait pendant la grossesse, ou au début du travail, quand les conditions sont encore très favorables, le pronostic s'améliore beaucoup pour la mère et l'enfant ; autrefois l'opération césarienne était souvent suivie d'accidents graves, comme dans les cas de Robert et Dubois, mais ce sont des succès qu'ont enregistrés depuis l'ère de l’asepsie Haven, Becker et M. le D' Plauchu.

On peut pratiquer en effet la césarienne dans de bonnes

conditions d’asepsie ; le pronostic du bassin de Robert devient en somme celui de l'opération césarienne à l'heure actuelle, c’est-à-dire un pronostic relativement bénin.

En définitive, le bassin double oblique ovalaire est un

bassin chirurgical inutilisable pour l'enfant viable.

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