CH —OH 4+0—=H0+ | C'H—O0H
Et en mettant l’ucétate de cuivre en équation ,
2 (CH°0*) Cu +2H°0 +2C"HOH=4CH'0"+Cu'0 + C*H"O°+H0.
Lorsque la liqueur oxydante arrive à à contenir une certaine proportion d'acide acétique libre, l'oxydation s’arrêle et il ne se forme plus de binaphtol. Mais en saturant l'acide au fur et à mesure de sa production par du carbonate de soude on favorise l'oxydation, le Binaphtol continue à se former. C’est ainsi que jai pu arriver à des rendements presque théoriques.
J’ai essayé l’action des différents sels de cuivre sur le naphtol B.
Le formiate de cuivre oxyde cornme lacétate.
Le chlorure de cuivre également.
L’azotate de cuivre ammoniacal oxyde énergiquement.
Le tartrate cupro-potassique qui est si facilement réduit dans certains cas, reste ici inaltéré, même après une longue ébullition.
Le sulfate de cuivre donne aussi un résultat négatif.
Tous ces sels se conduisent de même vis-à-vis du naphtol +, seulement pour ce qui concerne leur réduction ; l'oxydation ne conduit pas, du moins dans les mêmes conditions, à la production de binaphtol x facilement isolable.
On obtient avec l’acétate de cuivre et le naphtol x, une réduction rapide et une coloration violet intense; mais il m’a été impossible de séparer du produit de l'oxydation un corps cristallisé répordant à la cemposition d’un binaphtol. J’ai perdu beaucoup de temps à varier les conditions de l’oxydation et à essayer les difiérents dissolvants sur la masse amorphe, pot foncé, qui résulte de l’oxydation,
J'ai opéré au bain marie vers 80°; en solution alcoolique étendue ; à froid, en versant dans une solution alcaline de naphtol « une solution d’acétate de cuivre ; dans tous les cas le précipité violet traité par les différents dissolvants m’a donné par évaporation de ces derniers une masse résineuse noire.
Il est probable qu’i sz forme du binaph‘ol +, mais comme son degré d’oxydabilité est très grand, il se convertit rapidement en matières résineuses contenant peut-être encore un peu de binaphtl.
Les sels de cuivre oxydent aussi les amines aromatiques, c’est ainsi qu'avec le chlorhydrate de naphtylamine j'ai obtenu un nouveau produit foncé, ces corps sont de constitution complexe, ils seront l’objet d’une étude future.
PRÉPARATION DU BINAPHTOL,
Pour obtenir une certaine quantité de binaphtol on est obligé, à cause de la faible solubilité du naphtol, d'opérer avec un grand volume d’eau bouillante. J'ai pu me servir d’une grande chaudière en cuivre chauffée à la vapeur.
Dans 50 litres d’eau au voisinage de l’ébullition j'a; introduit 576 grammes de naphtol B pur (4 molécules), après dissolution, j'ai ajouté, par petites fractions et en agitant, 724 grammes d’acétate de cuivre pur (4 molécules) dissous dans de l’eau chaude; lorsqu'il ne s’est plus formé de flocons volumineux de binaphtol, on a ajouté du carbonate de soude, comme il a été dit plus haut, pour favoriser l'oxydation.
En une demi-heure d’ébullition l'opération est termi-
née ; on ajoute de lacide chlorhydrique et l’oxyde cuivreux qui recouvrait le binaphtol disparaît.
On filtre, le liquide filtré, neutralisé par du carbonate de soude et chauffé, fournit encore une nouvelle quantité de produit, on acidule et on repasse le produit sur le filtre. On lave à l’eau à 50° (et non à 100°), on évite ainsi de dissoudre du binaphtol qui est un peu soluble dans l’eau bouillante.
En opérant ainsi j'ai obtenu 530 gr. de binaphtol, ce qui donne un rendement de 92 0/0 du chiffre théorique.
Le produit ainsi obtenu est très pur. Pour lavoir tout à fait blanc, il suffit de dissoudre dans un alcali et puis de précipiter par un acide.
Pour éviter l’emploi d’un si grand volume d’eau, j'ai dissous Je naphtol B dans de la soude et puis jai ajouté à l’éhullition la solution cuivrique en agitant fortement, comme dans la méthode indiquée par Julius, avec les sels de fer. Jai obtenu ainsi du binaphtol qui a été séparé du naphtol en traitant par l’eau chaude la solution alcaline décomposée par un acide. Mais le rendement est moins avantageux et le produit moins pur.
ACTION DES OXYDANTS