‹ Contribution à l'Étude du Cancer Iléo-CoecalChapitre 35 sur 36 · OBSERVATION XIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIV

D' Korte sur un cas où aucune opération radicale ne fut faite, Deutsche Zeitschrift für, chirurgie, 1895.

Femme âgée de 40 ans. Entre à l'hôpital le 22 mars 1802. | Tumeur depuis 4 ans dans la fosse iliaque droite, n'occasionnant aucune gêne pour aller à la garde-robe. Depuis 4 semaines avant son entrée à l'hôpital, la tumeur grossit, abcès se forme, il est incisé et draîné. Il s'évacua aussitôt une masse stercorale avec un calcul stercoral par la plaie de l'incision, et il persista une fistule stercorale. Han 6 semaines plus tard, perforation de la vessie. 4 mois plus tard, le 8 août 92, mort dans le marasme. Autopsie. Cæœcum et appendice dévastés. Noyaux gélatineux. Nombreux foyers de suppuration.

Conclusions

Après les résultats que nous venons de relater,

nous nous croyons autorisé à porter les conclusions suivantes :

* 1° En face d’un malade atteint de cancer iléo-cœcal, le chirurgien ne doit point s’abstenir : exception faite, cependant, pour les cas dans lesquels l’affaiblissement du patient est trop considérable, et pour ceux dans lesquels l’envahissement du péritoine est trop important.

2° L'intervention chirurgicale, comme dans tous leéscas où il s’agit de cancer, doit s’efforcer d’être radicale.

3° C’est la résection du segment iléo-cœcal, suivie d’entérorraphie, qui nous parait être la plus radicale et la plus satisfaisante des interventions, puisque par la résection, elle extirpe le mal, et que, par l’entérorraphie elle rétablit le cours normal de la digestion.

4° L'importance de l’opération ne peut être envisagée comme un obstacle; nous avons constaté combien sa gravité est plus apparente que réelle.

s° Enfin, il est bon de répéter, qu'ici, comme dans

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