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À l’autopsie nous remarquions un vagin très épaissi. La tumeur occupait tout le corps de la matrice. La corne utérine gauche et la corne utérine droite présentaient chacune presque à leur extrémité, une tumeur de la grosseur du poing environ. Les ovaires étaient normaux. Sur tout le péritoine on relevait de nombreux noyaux de la grosseur d’une noix. Les ganglions du bassin étaient hypertrophiés.
On fit une ouverture longitudinale au milieu de la tumeur principale qui était excessivement dure. La coupe nous montra un tissu ressemblant à du tissu de sclérose et criant sous le couteau lorsqu'on le grattait. Au centre de cette tumeur on trouva une cavité ayant le diamètre d’une pièce de vingt francs environ, etremplie d’un magma jaunâtre semi-liquide. Les deux autres tumeurs avaient exactement le même aspect. De chaque corne il s’écoula un liquide ressemblant à du café. Cette tumeur était un
chorio-épithéliome ou placentome malin.
Observation II
Chorio-épithéliome ou placentome malin
La deuxième observation nous fut fournie par une vache de race garonnaise, âgée de dix ans, et en excellent état jusqu'alors. Elle n’avait pas reproduit depuis cinq ans. Les manifestations de chaleur avaient apparu à des périodes plus ou moins régulières pendant un an après
la dernière mise bas. A la suite des dernières saillies qui,
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naturellement, étaient restées sans résultat, on remarqua quelques écoulements purulents qui cessèrent rapidement.
Subitement, un jour, le propriétaire s’aperçut que sa bête ne mangeait pas et que la rumination avait complètement disparu. Pensant à une indigestion il donna toutes sortes de tisanes à son animal et il alla même jusqu’à donner des lavements.
Deux jours plus tard l’état général s’était considérablement aggravé et nous fûmes appelé.
Nous nous trouvions alors en présence d’un animal paraissant souffrir considérablement. Il se tenait immobile, les yeux mi-clos et il ne s’intéressait plus à rien. Toutes les fonctions digestives étaient complètement arrêtées. De plus, la respiration était très oppressée.
L'arrêt aussi rapide de toutes les fonctions digestives
nous incita à pratiquer une fouille rectale. Nous ne
remarquions rien d’anormal au niveau de l’appareil digestif. Nous explorions ensuite l’appareil génital et nous trouvions au niveau du corps de l’utérus une masse aplatie et excessivement dure.
On décida alors de sacrifier l’animal.
L’autopsie nous montra une matrice ayant augmenté considérablement de volume. Au niveau du corps nous trouvions une masse aplatie, de quinze centimètres de longueur et de dix centimètres d’épaisseur. Nous pratiquions une fente longitudinale, et au centre de la tumeur, nous constations une petite cavité arrondie de
la dimension d’un œuf de pigeon et contenant un liquide