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expulsifs donnaient au dos un aspect voussé, et les mictions très fréquentes ne faisaient évacuer que quelques filets d’urine.
Ici encore les troubles digestifs nous imposèrent la fouille rectale qui nous permit de toucher une tumeur tellement volumineuse que nous avions de la peine à introduire tout le bras dans le rectum. Une fois de plus on conseilla l’abatage.
À l’autopsie nous nous trouvions en présence d’une tumeur énorme de forme arrondie qui avait envahi complètement le corps de l’utérus. On notait un épaississement considérable du vagin et des cornes utérines. Ces dernières renfermaient un liquide Jaune crémeux. L'’ovaire droit était normal, le gauche portait un corps jaune. Une fente pratiquée au milieu de la tumeur nous permit de rencontrer encore en plein centre une petite cavité contenant un magma jaunâtre. Les ganglions du bassin étaient hypertrophiés.
Cette fois il s’agit d’un épithéliome fuso-cellulaire.
Observation V Chorio-épithéliome ou placentome malin Nous avons recueilli la cinquième observation sur une vache de race garonnaise, âgée de sept ans, que le propriétaire n’avait dans son étable que depuis six mois. Le vendeur lui avait garanti la bête « pleine ». Depuis le
marché aucune manifestation de chaleur n’avait été
Eye 4 Var
observée. Mais de temps à autre lorsque l’animal était couché, on remarquait un léger écoulement leuccorrhéique au niveau de la vulve. Mais l’état général de l’animal était excellent et le propriétaire n’attachait que peu d'importance à ces écoulements. C'était, se figurait-il, tout simplement parce que sa bête n’avait pas du être fécondée, que de temps en temps la vulve était salie.
Un jour, subitement, cette bête devint triste et refusa toute nourriture. On nous fit alors appeler. Une fois encore nous remarquions que les troubles digestifs dominaient le tableau des symptômes. L’inappétence et l’inrumination étaient totales. Les excréments étaient secs et peu abondants. À chaque miction il nes’écoulait que de petits filets d'urine, malgré de violents efforts. On remarquait en outre que la respiration était accélérée. Averti par les exemples précédents et en présence de tels symptômes nous ne pouvions, avant d'établir un diagnostic, que pratiquer une fouille rectale. L'appareil digestif ne présentait rien d’anormal, mais il n’en était pas de même au niveau de l’appareil génital, l’utérus présentant une tumeur dure et volumineuse.
Tout traitement étant inexistant, nous ne pouvons que conseiller l’abatage. Nous pratiquons l’autopsie le col et le corps de l’utérus sont complètement envahis jusqu’à la bifurcation des cornes. La corne droite est volumineuse et très épaissie dans sa première moitié environ, l’intérieur contient un liquide crémeux ressem-
blant à du pus. La muqueuse est congestionnée et rou-
PR Re à à
geâtre. L'ovaire porte un corps jaune. La corne utérine gauche est normale, mais des kystes et des Corps jaunes recouvrent l'ovaire. A l'entrée du col de l'utérus. se trouve un trou, du diamètre d’ une pièce de dix francs environ, et renfermant lui aussi, une sorte de liquide L blanc jaunâtre et crémeux.
Tous les ganglions du tan sont hypertrophiés.
Ici encore, le diagnostic histologique révéla qu'il F4 s'agissait d’un chorio-épithéliome ou placentome malin.