‹ Contribution à l'Étude du Captage des Sources thermo-minéralesChapitre 19 sur 23 · AMÉNAGEMENT · texte numérisé non relu

AMÉNAGEMENT

Une fois captée, toute source thermo-minérale doit être encore aménagée en vue de son utilisation thérapeutique. On installera une vasque, le plus près possible du lieu d’émergence, dans laquelle l’eau minérale montera directement et où elle sera recueillie pour la boisson. Si l’eau minérale n’est pas utilisée sur place, mais doit être canalisée à une certaine distance, il faut la placer à l’abri des altérations, à l’aide de conduites inattaquables par les eaux et imperméables, pour la soustraire au contact de l’air, de la lumière et de toutes les causes d’altération et lui conserver ses gaz et sa température. Ce n’est pas toujours chose facile, et les exemples sont nombreux où l’on a dû refaire plusieurs fois les canalisations, rongées petit à petit par les eaux. Parfois, les incrustations déposées dans les conduites les ont obstruées, d’où nécessité de pouvoir les curer de temps en temps.

Pour conserver intacte la composition chimique d’une eau minérale canalisée, il est indispensable qu’elle circule à tuyau plein, suivant le dispositif adopté à Vichy (Source Mesdames), où l’on a employé des tuyaux en fonte qui fonctionnent par le refoulement de l’eau en amont; il n’y a ainsi aucune perte

de CO. À Amélie-les-Baïins, les tuyaux sont en bois ou en plomb et fonctionnent par le refoulement de l’eau à l’aval ou sur le trajet, ce qui empêche la déperdition du gaz sulfureux.

La minéralisation et la température de l’eau minérale imposent le choix de la nature des conduites à adopter. Les tuyaux en bois et en grès sont propices pour la conservation de la température.

Pour les gaz, nous avons indiqué, au chapitre précédent, le procédé employé à Châtel-Guyon, qui consiste à les canaliser dans des conduites superposées à celles de l’eau, et à recevoir les deux éléments dans le même réservoir. La source des Roches, à Royat (P.-d.-D.), à la sortie du puits de captage, va dans un réservoir recouvert d’un chapiteau métallique qui permet de recueillir le CO” qui se dégage et de l’utiliser pour

les bains, dits carbo-gazeux.

Ainsi canalisée, l'eau minérale est amenée dans les ateliers d’embouteillage ou à l'Etablissement de bains. Là, suivant les besoins, elle sera recueillie dans des bassins, où elle s’accumulera pendant les temps morts du service. Ces récipients seront clos hermétiquement, pour éviter la pollution de l’eau qui, d'ailleurs, ne devra pas y séjourner plus de 24 heures.

Peu de soûrces offrent, comme celle de Nancy-Thermal, une température propice à l'usage externe (35°5) ; le plus souvent, l’eau minérale doit être refroidie ou réchauffée pour être utilisable.

Nous avons décrit les réservoirs réfrigérants de Bourbon- L’Archambault, qui ont été édifiés sur le modèle de ceux de Néris. L'eau, qui arrive à 52° dans les bassins, en redescend avec une tmepérature de 30°.

Jamais il ne faudra refroidir une eau thermale en la mé-

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