‹ Contribution à l'étude du 'Casimiroa Edulis'Chapitre 8 sur 34 · LOU ES · texte numérisé non relu

LOU ES

* C’est alors qu'il établit que le corps considéré par les Mexicains comme étant le principe actif et pris par les uns pour un alcaloïde, par les autres pour un glucoside était un glucoalcaloïde. Son étude parut en 1902 dans les Archiv für Pharmacie de Berlin.

A la même époque, le professeur Cloëtta, de Zürich, entreprit de contrôler l’action hypnotique de différents extraits alcooliques ou éthérés de graines de Casimiroa sur les animaux. Ses expériences restèrent sans succès.

En 1901, M. Henri Bocquillon dans sa thèse de doctorat en pharmacie a donné le résultat de ses recherches personnelles sur l'étude chimique de la graine et de l'écorce du Casimiroa edulis (H. BocQuizon, Etude botanique et phar macologique des Xantozylées-Casimiroa, p. 104).

En 1907, M. Bocquillon présenta au professeur Albert Robin des teintures de Casimiroa par lui préparées. Plusieurs essais concluants furent faits dans le service du professeur Robin à l'hôpital Beaujon.

En 1909, nous avons repris à la Clinique du professeur Robin l’étude thérapeutique de ce produit, en opérant avec des matériaux qui nous ont été fournis par M. Bocquillon. D'autre part, à la demande du professeur Albert Robin, le D' Chevalier a bien voulu reprendre l'étude chimique et physiologique de cette drogue. Il a pu confirmer les travaux de Bikern et de Bocquillon au point de vue chimique, mais pour lui le glucoalcaloïde n’est pas l’agent hypnotique de la drogue ; ce serait à l’essence et à la résine que serait dévolue l’action sédative sur le système nerveux central. On s'explique par là que le professeur Cloëtta n'ait pu obtenir d'effet hypnotique avec des extraits alcooliques ou éthérés qui, s'ils contiennent le glucoalcaloïde, ne contiennent presque pas de résine et pas du tout d’essence.

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