INTRODUCTION
Le travail, que nous nous sommes proposés ici, n’a pas pour but d'apporter des éléments nouveaux dans l'étude de la sécrétion gastrique au cours des affections chirurgicales de l’estomac, mais simplement de éontrôler au moyen d’une méthode certaine les données anciennes, qui sur bien des points sont encore très contestées. Ce contrôle a été-effectué uniquement chez des malades, qui ont subi une intervention chirurgicale. L'extension de la chirurgie gastrique au cours de ces dernières années permet, en effet, l’établissement de statistiques, qui autrefois auraient été trop restreintes pour être utilisables. De plus, beaucoup de nos opérés ont subi des gastrectomies, ce qui a permis un complément d'informations anatomopathologiques.
Nos recherches ont porté sur 46 opérés, porteurs des lésions suivantes :
Petite courbure : 8.
Ulcères À Face postérieure : 2.
de l'estomac : 15. Pylore (ou juxta-pylore) : 5.
Sténoses pyloriques : 5 (sans signes de lésions or-
ganiques).
PARA Ÿ | Pres
Ulcères duodénaux : 11.
Néoplasmes gastriques : 10.
Opérés anciens : 5.
Le procédé employé a été celui du repas d’épreuve d'Ewald, souvent précédé d’un prélèvement à jeun.
Nous nous sommes attachés à déterminer
1° La valeur diagnostique de Flacidité chlorhydrique libre;
2° La valeur diagnostique des hémorragies occultes ;
3° La valeur diagnostique de la sécrétion à jeun et du liquide de stase après repas d’épreuve.
On sait que des incertitudes règnent encore sur le crédit qu’il faut accorder à chacune de ces données. Nous pensons qu’elles résultent en partie du fait qu’on les a poursuivies souvent chez des malades pour qui le diagnostic n’était pas suffisamment ferme, parce qu’il n’était établi que par des probabilités cliniques.
En bornant nos travaux aux cas contrôlés opératoirement nous pensons éviter cette cause d’erreur et fournir des résultats, qui, s’ils ne portent pas sur un nombre considérable d'observations, ont au moins le mérite d’être incontestables.
On pourrait reprocher à notre travail de ne pas s'occuper des lésions à leur début. Maïs pour ce qui concerne les ulcères, cela n’a pas un inconvénient majeur. Car, en présence d’un ulcère, la grosse question qui se pose est de savoir s’il y a ou non nécessité
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dopération. Pour les néoplasmes, par contre, il serait d'importance capitale de faire le diagnostic très précocement.
Malheureusement la plupart des malades viennent äu chirurgien trop tardivement, et les lésions sont
souvent si avancées qu’elles sont inopérables.
Qu'il nous soit permis maintenant, pour clore ce préambule, de remercier tous ceux qui nous ont aidé à élaborer cette étude. Nos remerciements iront plus spécialement à M. le Docteur Jean Duval, chirurgien des hôpitaux du Havre, dont nous avons été l’interne, et qui a mis très aimablement à notre disposition les matériaux nécessaires à nos recherches, ainsi qu’à M. le Docteur Jean Vanier, ancien chef de clinique de la Faculté de Paris, qui nous inspira ce travail et voulut bien nous guider de ses précieux conseils. Qu'ils soient assurés de notre reconnaissance et de notre respectueux attachement.
Nous n’aurions garde d’oublier M. lé Docteur Henri Pôté, chef du laboratoire de biologie des hôpitaux du Havre, qui effectua tous les dosages chimiques rapportés dans cet ouvrage.
Qu'il soit assuré de notre bien vive gratitude pour tous les renseignements qu’il nous a très aimablement
fournis.