‹ Contribution à l'étude du chimisme gastrique: dans les affections chirurgicales de l'estomac et du duodénum, contrôlées opératoirementChapitre 10 sur 38 · UNE HEURE APRÈS LE REPAS D'ÉPREUVE · texte numérisé non relu

UNE HEURE APRÈS LE REPAS D'ÉPREUVE

; \ . Presque tous les auteurs sont d'accord pour estimer

que normalement on retire 80 à 150 cm3 d’une bouil-

lie, qui a la consistance et l’odeur d’une macération de ] pain bien homogène.

Les deux dosages de l'acidité totale et l'acide ‘chlor-

hydrique libre du fait de leur importance ont donné

lieu à de très nombreux travaux. Nous allons analyser

: rapidement les plus importants de ceux-ci

Pour les chiffres normaux :

Hayem indique 0 gr. 44 pour 1.000 pour lPacide chlorhydrique libre, alors que Gley et Gautier donnent des chiffres allant de 1 à 3 grammes, es

Dans les ouvrages classiques récents, Le Noir et Agasse-Lafont (1926), F. Ramond (1927), Oury (1929)

x NO Boldyreff (1931) sont d'accord pour estimer que ne. lPacide chlorhydrique libre oscille autour de O0 gr. 50, “03 et que l’acidité totale est d'environ 1 gr. 80 pour 1.000. Grimbert (1922), Marcel Labbé (1927) et Bardier cos) estiment que l'acidité totale peu s élever AnRe

Lu | 1

# de) +

si à 2 gr. 50.

Ne 3 Dans les cas pathologiques, les résultats sont encore : Das à plus variés : la plupart des chiffres donnés par les ouvrages classiques sont malheureusement trop sou- MES. __ vent non appuyés par des statistiques opératoires :

FE Ulcère gastrique.

ti Le Tous les auteurs sont d'accord pour dire que lhy-

rerchlorhydrie est fréquente.

La statistique d’Hayem et Lion, portant sur 26 cas,

+ a donné 3 fois un chimisme normal pour 23 hyper-

‘ere chlorhydrie. ü |

- L’hyperchlorhydrie se trouve Fee 70 pour 100 des

à : es cas d’ulcères prépyloriques pour Mathieu et Félix

# pe Ramond. | |

‘#4 2e Elle est moins fréquente d’après les statistiques

concernant tous les uleus sans localisation de siège :

48 %, pour Tissot; 4 Ru: 6 42 % pour Rütimayer, Hayem et ea Ke 20 % pour Moynihan.

Pour F. Ramond, l’âge de l’ulcère a une grosse

NAT 6 importance. D’après cet auteur, au début d’un ulcus Ÿ prépylorique, Phyperchlorhydrie est constante; puis,

+4 avec la rétention progressive et la gastrite envahis-

» ne sante, les glandes ont une tendance à dégénérer, et

Ÿ | l'hyperacidité diminue.

+ RReT At ae

“ Voici maintenant les principaux résultats à retroux Ps vés au point de vue quantitatif : Pour Grimbert, ainsi 5 EE £ que pour Nepveux, l’hyperchlorhydrie. peut s'élever

4 ds + jusqu’à 6 à 7 grammes pour 1.000!

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dans luleus entre 2,50 et 3,50 pour 1.000. YA

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hydrique libre serait même très élevé : 3,72 à 4,10

Néoplasmes.

. Pour Maurice Soupault, l'acidité totale Vaticrait

Pour Bardier, l’acidité totale s’élèverait au-dessus de 2,50 pour 1.000. nt

La localisation pour un certain nombre d'auteurs semblerait avoir une influence sur le taux de l’hyperchlorhydrie observée, qui serait plus marquée dans é Pulcus prépylorique que dans l’ulcus de la petite courbure (Ramond; Gosset et Lœwy). Ces auteurs, malheureusement, n’apportent pas de chiffres à l’appui de leurs affirmations.

Ulcère duodénal.

Au cours de nos recherches, nous n’avons trouvé qu’un nombre très restreint de précisions concernant l’ulcère du duodénum, l’étude du chimisme gastrique au cours de cette affection paraissant récente. L’exploration semble montrer dans la plupart des cas D une hyperchlorhydrie : 72 pour 100 pour Moynihan; | plus de 40 pour 100 pour F. Ramond. L’acide chlor- ”

pour 1.000 (Moynihan).

Nous avons remarqué que tous les auteurs classiques sont d'accord pour noter un parallélisme entre l'hypo ou l’anachlorhydrie et les cancers gastriques.

Par ordre d’ancienneté, nous avons relevé les sta-

tistiques suivantes :

-Les frères Mayo apportent 551 cas de néoplasmes opérés dans les années 1918, 1919, 1920, et montrent que l’anachlorhydrie a été constatée 53 fois sur 100, l’hypochlorhydrie dans 15 pour 100 des cas, alors que 17 pour 100 des chimismes gastriques étaient normaux et l’hyperchlorhydrie très rare (4,58 pour 100).

; Hayem et Lion, sur 106 cas de cancer gastrique,

ent trouvé une anachlorhydrie dans 80 pour 100 des cas. < Pour Hartmann (de Rochester), il y a persistance d’acide chlorhydrique libre dans 30 pour 100 des cas. Pour Friedenwald et Bryan, il y a anachlorhydrie

dans 52 pour 100 de leurs cas, et hypochlorhydrie

dans 16 pour 100.

Pauchet et Hirchberg, sur 63 cas de néoplasmes opérés, ont relevé la présence d’acide chlorhydrique libre 16 fois.

Enfin, Udaondo et ses collaborateurs Sue constaté la présence d'acide chlorhydrique libre 62 fois sur 100.

Il faut remarquer qu’il y a de grosses différences

entre les premières statistiques ci-dessus rapportées, ‘où l’anachlorhydrie est très fréquente, et les statistiques plus récentes. Cela tient vraisemblablement à

ce que les cancers sont actuellement HÉRORLQUER

et opérés plus précocement.

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