‹ Contribution à l'étude du chimisme gastrique: dans les affections chirurgicales de l'estomac et du duodénum, contrôlées opératoirementChapitre 8 sur 38 · TRAVAUX ANTERIEURS SE RAPPORTANT · texte numérisé non relu

TRAVAUX ANTERIEURS SE RAPPORTANT

F- ES A NOTRE SUJET ne 38 4 Le cathétérisme évacuateur de l'estomac a été ap- : 2390 pliqué dès 1879 par Leube à l’étude du chimisme gas- M1) rique. Re Considéré jusqu'alors à un point de vue essentiel-

; | lement thérapeutique, ce procédé prit bien vite, du . pe fait de sa valeur diagnostique, un intérêt considérable, 5 # qui fut surtout mis en évidence par les travaux “. “70 d’Hayem et de ses collaborateurs.

ee À Des recherches innombrables ont été entreprises

\ ‘depuis cette époque. Mais pendant longtemps on hésita beaucoup, tant sur les chiffres normaux que sur les résultats pathologiques. Les différences obtenues par les auteurs étaient telles, qu’il était difficile de juger ceux qui se rapprochaient le plus de la vérité.

Nombreux sont les ouvrages classiques, qui euxmêmes n’apportent que peu de précisions à ce sujet, cu donnent des chiffres, qui, aujourd’hui, nous paraissent discutables. D’autres ouvrages, au contraire,

apportent à l'appui de leurs résultats des statistiques opératoires qui permettent une approximation se rapprochant davantage de la réalité.

PS

a) TUBAGE A JEUN

Si nous envisageons la question volume, les diffé- rents auteurs sont d'accord pour estimer que le tubage à jeun ramène en général une certaine quantité de liquide et qu’il faut que celle-ci soit importante pour entraîner une conelusion pathologique.

Sur 2.206 estomacs normaux ou anormaux, Léon Meunier n’a jamais rencontré un estomac complètement vide : le minimum de liquide constaté étant de 22 cms.

Pour Le Noir et Agasse-Lafont, il n’y a manifestation pathologique réelle que lorsque la quantité de liquide à jeun dépasse 109 cm.

Marcel Labbé, contrairement à l’auteur précédent, commence à tirer des conclusions pathologiques dès que la quantité de liquide à jeun dépasse 30 cmè.

Oury, enfin, ainsi que Carnot, estiment que le li- quide résiduel à jeun existe chez le tiers des dyspeptiques banaux, et que la quantité doit être considérée comme normale lorsqu'elle ne dépasse pas 60 à 80 cm3. | |

Tous les auteurs sont d'accord pour affirmer que la présence de débris alimentaires macroscopiquement visibles est un signe certain de sténose.

Pour Oury, l'existence de débris alimentaires microscopiquement décelables n’est nullement démonstrative, et n'indique qu'un fonctionnement ralenti de la musculature gastrique.

Quant à l'acidité chlorhydrique du liquide à jeun (la seule qui ait une certaine valeur diagnostique),

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