‹ Contribution à l'Étude du Chlorhydrate d'ApocodéineChapitre 48 sur 52 · OBSERVATION XXXVIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXVIII

B. Emile, 58 ans, poëlier, traité pour syphilis salle 12, lit 5. Le malade n’est ordinairement pas constipé ; il n’a pas été à la selle depuis quatre jours, lorsqu'on lui fait une injection de deux centimètres cubes de la solution de chlorhydrate d’apocodéine.

Pas de résultat. Le malade n’a pas eu de colique.

Nous avons ainsi injecté le chlorhydrate d’apocodéine à 38 malades; dans 6 cas, une, deux ou plusieurs selles molles et abondantes ont été obtenues; avec les 32 autres in-

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jections nous n'avons eu aucun résultat.

Nous nous trouvons donc en présence de résultats absolument opposés à ceux que M. le professeur Combemale a fait publier. |

Au début de nos expériences, ayant été ému par les insuccès que nous enregistrions, nous nous sommes demandé si nous ne devions pas attribuer ces résultats négatifs à la mauvaise qualité du sel employé par nous. À

Nous nous sommes alors informé auprès de M. Combemale de la maison qui lui fournissait son chlorhydrate d’apocodéine; nous nous sommes adressé à elle et avec le sel fourni par cette maison, nous n'avons pas obtenu plus de succès. |

La nature du chlorhydrate d’apocodéine n'est pas en question, mais bien plutôt les résultats généraux obtenus avec ce sel.

Avant d'interpréter nos résultats et ceux de M. Combemale, nous tenons à noter les constatations que nous avons faites au cours de nos expériences. ,

En premier lieu, nos malades n'ont pas eu le moindre vomissement, pas même la moindre nausée; nous apportons done une preuve de plus que le chlorhydrate d’apocodéine n’est nullement émétique (MM. Combemale, Raviart et Bertin, eux aussi, avaient conclu dans ce sens; n'ayant observé qu'un seule fois des vomissements imputables d’ailleurs à l'affection stom'acale dont était atteinte leur malade.).

Naturellement nous avons fait nos injections avec toute l’asepsie nécessaire, aussi n’avons-nous eu jamais d'abcès. Cependant trois fois nous avons constaté au niveau du poini où la piqûre avait été faite, une légère tuméfaction qui disparaissait dans les vingt-quatre heures, et deux fois chez le même malade, une induration qui persista quatre jours.

Sur nos 38 malades, 12 se sont plaints d’une douleur, le plus souvent légère qu'ils éprouvaient au niveau de l'in-

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jection el deux ou trois fois dans toute la cuisse; cette douleur n'était d'ailleurs pas de longue durée; c’est pourquoi (contrairement à ce qu'avaient fait MM. Raviart et Bertin dans leur seconde série d'observations), nous, avons continué à faire des injections hypodermiques, au lieu d’injecter notre solution dans le tissu musculaire.

De plus, nous avons noté dans la plupart de nos observalions Le nombre des pulsations et des mouvements respiratoires avant et après l'injection. du chlorhydrate d’apecodéine, jamais nous n'avons constaté de modifications à signaler. Nous avons encore tenu à nous rendre compte si nos maladés étaient oppressés après l'injection; un seul s’est plaint de l'avoir été légèrement, et encore n'avons-nous enregistré chez lui aucun changement dans le pouls ni dans la respiration.

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