‹ Contribution A L'étude Du Chlorhydrate De Cocaine Au Point De Vue De Ses Actions Physiologiques Et ThérapeutiquesChapitre 3 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

En donnant pour titre à ma thèse Contribution à l'étude du chlorhydrate de cocaïne, j'indique par là le but que je me suis proposé dans ce travail. Faire l’histoire complète de ce médicament n’a jamais été dans ma pensée; j’ai voulu m’attacher plus particulièrement à l’étude des côtés encore obscurs de la question, et, subordonnant la théorie à l’expérimentation, je me suis efforcé de contrôler par des faits les principales idées émises jusqu'ici sur la cocaïne. — Pour rendre ce travail plus clair, je l’ai divisé en deux parties : Physiologie, Thérapeutique.

J’ai négligé à dessein tout ce qui concerne l’étude botanique et chimique du coca et de son alcaloïde; ce sont là des faits parfaitement définis aujourd’hui, et ils ont été reproduits si souvent dans les mêmes termes que je n’ai pas cru devoir en donner une nouvelle édition.

Dans la première partie, l’étude des antagonistes de la cocaïne est entièrement inédite, et le chapitre sur les fermentations est tout personnel.

Dans la deuxième partie, je me suis surtout arrêté à l’examen des actions de la cocaïne sur les muqueuses oculaire et uréthrale, et, si j'ai moins insisté sur les autres parties, c’est que je n’ai pu recueillir de faits analogues me permettant de contrôler ce qui a été écrit làdessus. Dans ces cas, je me borne à donner un résumé rapide des faits, indiquant surtout le manuel opératoire des applications de cocaïne et

les quantités nécessaires dans chaque rèêgion, pour obtenir de cet

CE dé

alcaloïde les effets analgésiants. Toutes les expériences que je rapporte, je les ai vues ; toutes les observations que je cite, je les ai recueillies moi-même dans les hôpitaux.

Si mes lecteurs et mes juges trouvent quelque bien dans ce travail, je les prie instamment d’en reporter tout le mérite à mon excellent maître et président de thèse, M. le professeur Grasset. C’est à lui que je dois l'honneur de publier pour la première fois un grand nombre d'observations inédites, et je le prie d’agréer, avec mes remerciements les plus sincères, l’assurance de mon entier dévouement.

Je remercie également MM. les professeurs Combal et Dubrueil pour l'extrême obligeance avec laquelle ils ont mis leurs services de l’hôpital à ma disposition ; jai largement usé de leur bienveillante hospitalité, et le souvenir de leurs conseils, intimement lié à celui de leur bonté pour moi, demeurera longtemps dans mon esprit.

Que M. le professeur Estor me permette de lui adresser un témoignage particulier de ma profonde gratitude, pour l’empressement avec lequel il m’a autorisé à poursuivre dans son laboratoire les recherches sur la fermentation. Je ne puis oublier aussi qu’il y à un an, à pareille date, mes camarades et moi étions témoins de toute sa sollicitude et de tout son dévouement pour nous au milieu de l’épidémie qui désolait Toulon; ce sont là des circonstances qu’on oublie difficilement, et je le prie, pour ma part, de recevoir l’expression de ma reconnaissance.

Je prie M. le professeur Bertin-Sans d’agréer l’hommage de ce travail, comme un faible témoignage de ma gratitude pour la bienveillance dont je suis tousles jours l’objet de sa part dans nos relations au laboratoire d'hygiène.

Que MM. Jeannel et Courrent, préparateurs des laboratoires de thérapeutique et d'anatomie pathologique, reçoivent aussi mes remercie« ments pour le précieux concours qu’ils m’ont prêté dans mes expé-

riences.

DU

CHLORHYDRATE DE COCAINE

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