‹ Contribution à l'étude du Choc ObstétricalChapitre 4 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au moment de terminer nos études médicales, nous

ne saurions oublier ce que devons à nos maîtres de l'Ecole de Nantes et de la Faculté de Médecine de Paris.

En 1919-1920 comme stagiaire près de Monsieur le Professeur A. Bahuaud et de son Interne Monsieur le Docteur P. Gaudin, nous avons acquis les premières notions chirurgicales qu'ils nous ont expliquées avec complaisance dont nous leur saurons toujours gré. Dans le service de Monsieur le Professeur Urbain Monnier, le semestre suivant, nous avons pu suivre avec tout intérêt les idées de ce clinicien avisé. Comme externe ensuite, nous avons passé successivement dans les services de Messieurs les Professeurs : Pasquereau, Lerat, Guilbaud, Ollive, Sébillaud qui nous ont si patiemment initié dans l’art de la médecine en insistant dans leur enseignement sur les connaissances cliniques et thérapeutiques nécessaires dans la pratique journalière. Enfin, nous avons eu le plaisir d’être externe, puis interne suppléant dans le Service du regretté Professeur Guillemet, puis de Monsieur le Professeur Grosse qui fut

pour nous non seulement lè Maître respecté mais l'ami qui nous a guidé sûrement dans notre carrière médicale et qui nous’a fait l'honneur de nous confier ce sujet de thèse en nous communiquant ses observations personnelles. Nous ne saurions passer sous silence les bienveillants conseils que Monsieur le Professeur E. Joüon nous a prodigués lors de nos premières études en 1915, au sujet du traitement de nos premiers blessés de la Guerre 1914-18.

En 1923 enfin, nous avons eu pour notre plus grand

intérêt, l'autorisation de suivre à la clinique Tarnier les:

cours de Monsieur le Professeur Brindeau, auquel nous sommes très reconnaissant de nous avoir donné deux observations inédites pour la thèse dont il nous fait le grand honneur d'accepter la Présidence.

DÉFINITION Re 40

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£ Sous les conseils bienveillants de nos Maîtres Messieurs les professeurs Brindeau, de Paris et Grosse, de Nantes, muni des Observations qu'ils ont eu la bonté de nous confier, nous essayerons une Etude sur ce phénomène rare, survenant d’une manière inopinée alors Pr que tout permettait d'espérer une fin d'accouchement RL ou de suites de couches normales. Nous basant essen- se tiellement sur les faits cliniques extraits de nos Obsertions, nous montrerons quelles conclusions pratiques nous pouvons en tirer. | La définition proposée par Monsieur le Professeur Le Lorier nous explique clairement ce que nous devons en- ; 7 tendre par cette dénomination de choc obstétrical et nous ne saurions mieux faire que.de la citer textuellement. \ C'est un syndrome caractérisé par un état lipothymique 4 plus ou moins accentué sans hémorragie concomitante. Dans la grande majorité des cas il s’agit de femmes bien constituées, qui brusquement après une gestation normale pendant le travail ou après l'accouchement, présentent en dehors de toute lésion génitale sérieuse et de toute hémorragie importante, ces accidents inquiéfants comparables aux états de shock traumatique,

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hémorragique ou nerveux distingués par Monsieur le professeur Quénu dans son Mémoire à la Société Chirurgicale de Paris en 1918.

Dans un cas cité par Monsieur le Professeur Marcel Labbé à la-Société Médicale des Hôpitaux de Paris en 1921, il s'agissait d’une femme présentant des lésions rénales pouvant prêter à discussion sur l’origine du choc mortel dont elle fut prise. Aussi dans cette thèse, nous r’aurons en vue que les parturientes indemnes de toute tare ‘cardiaque, hépatique ou rénale antérieure à la grossesse. Nous examinerons cependant les conséquences des lésions d’hépatite graisseuse aiguë découvertes à l’autopsie de cette femme. Suivant l'opinion de Monsieur le Professeur Metzger, ce serait en effet une modification physiologique de l’organisme maternel durant la gestation et il semble logique de voir ên cela une prédisposition spéciale au choc toxique.

Nous ne saurions différencier le choc syncopal des avortements et accouchements prématurés étudié par Pinard et Lepage dans la thèse de Séjournet en 1906,du choc obstétrical dont Wallich a montré l'importance au cours de certains accouchements, puisqu'il semble n'être qu’un degré atténué de cet état pathologique complexe.

Nous résumerons donc cette définition et avec Potocki, suivant une des théories pathogéniques nous dirons : traumatisme du travail accompagné de phénomènes d’inhibition sur le système nerveux, entraînant des symptômes graves de collapsus et d’anémie aiguë disproportionnés avec la légère perte de sang qui se produit normalement au cours de l'accouchement,

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