À MES MAÎTRES DE L'ÉCOLE DU SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE
À MES MAÎTRES DANS LES HÔPITAUX CIviLs ET MILITAIRES
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CONTRIBUTION à L’ÉTUDE du DIAGNOSTIC de la GROSSESSE en MÉDECINE LÉGALE par les MÉTHODES BIOLOGIQUES
Introduction
Voici notre travail terminé. Nous voudrions, dans cette page, la dernière écrite, et qui va figurer en tête de notre thèse inaugurale, exprimer tout d’abord notre gratitude à ceux qui furent nos Maîtres et qui ont contribué à notre formation médicale.
Nous remercions M. le Professeur Etienne MARTIN de nous avoir confié ce sujet de thèse. Nous nous sommes efforcé de mener à bien cette étude.
La clinique donne des résultats souvent bien insuffisants pour atteindre la certitude médico-légale dans le diagnostic de la grossesse, et la multiplicité des méthodes biologiques, sérologiques ou chimiques suffit à démontrer le peu de valeur que chacune d’entre elles possède dans la pratique.
Et cependant, quelle nécessité que de pouvoir établir avec certitude un diagnostic précoce et précis et même, à un âge plus avancé de la gestation, de différencier entre de multiples autres causes d’erreur, un hydrosalpinx ou un kyste de l’ovaire adhérent à l’utérus, avec une grossesse en évolution, ou bien d’assurer le diagnos-
tic de myome que l’on peut facilement confondre avec une grossesse aux environs de la ménopause. Donc, nécessité clinique ! Quel progrès immense dans l’établissement du diagnostic gynécologique qui faciliterait en les limitant, en les précisant, les indications thérapeutiques. Mais aussi nécessité médico-légale et non des moindres ! Au médecin légiste incombe une haute responsabilité professionnelle et morale. Multiples, divers, sont les cas où celui-ci sera commis pour une expertise et dont la réponse aux questions médico-légales relatives à la grossesse, posées par les magistrats, déclenchera peut-être tout l’appareil de la justice. :
Les méthodes de laboratoire préconisées jusqu’à ce jour étaient toutes, non seulement complexes, mais encore d’une technique délicate, si délicate, d’une interprétation dans les résultats si douteuse, qu’il eût été vain de s’adresser au laboratoire pour qu’il apportât au diagnostic la certitude médico-légale .
Cependant, une réaction nouvelle, née en Allemagne, modifiée par des auteurs français et belges, semble vouloir vaincre la critique. Les expérimentateurs furent nombreux ; la concordance des résultats obtenus, la simplicité de la réaction, du principe, de la technique, de la lecture, devaient placer désormais cette découverte au premier rang des diverses méthodes de laboratoire pour le diagnostic de la grossesse.
Ce sont ces méthodes de laboratoires que notre Maître, M. le Professeur Etienne MARTIN, nous à demandé d’étudier et de chercher la possibilité de leur