ÉTIOLOGIE DU REIN MOBILE
Lorsqu'on aborde l'étude de ce chapitre, on est frappé de suite par la diversité des théories qui ont été émises à ce sujet. La majorité des auteurs qui se sont occupés de la question ont voulu expliquer la mobilité rénale par une théorie unique. Or, ainsi que l’a très bien montré Papin dans son article sur le rein mobile dans l'Encyclopédie Française d’urologie, il n'existe pas une cause de mobilité rénale, mais de multiples causes, et chaque théorie répond à une de ces causes.
Au point de vue étiologique, la ptose rénale se voit surtout chez Padulte : Elle est rare chez l’enfant, mais pas exceptionnelle, ainsi que l’ont montré Dehillot (Thèse de Montpellier, 1910-1911) et Dupoux (Thèse de Paris, 1902).
Elle se voit surtout chez la femme : Toutes les statistiques sont d'accord pour révéler une fréquence de 87 à 90 %.
Elle est plus fréquente à droite chez la femme, et chez l’homme, ce serait le côté gauche qui serait le plus souvent touché. Pour Cantineaux, plus nos moyens d'investigation se perfectionnent, plus nous observons que la ptose rénale est bilatérale (44 %, d’après cet auteur) et si cette manifestation est moins apparente à gauche qu’à droite, c’est que normalement le rein gauche est plus haut et que son artère est plus courte,
Au point de vue pathogénique on a invoqué :
— Une disposition congénitale des fosses paravertébrales.
— Un trouble de nutrition des systèmes fibreux, musculaire et nerveux, trouble congénital ou acquis.
—— Toutes les causes pouvant diminuer la tonicité des muscles
abdominaux : amaigrissement général et rapide, ponction d’as-
cite, ablation de grosses tumeurs abdominales : grossesse en particulier.
— Les infections utérines : Le vagin et le col utérin s’infectent. Cette infection gagne de proche en proche le paramètre ; elle remonte ensuite et va finir par atteindre l'atmosphère périrénale. Là, cette infection amène la fonte de la graisse périrénale, D’autre part, à la faveur de ces infections, se constituent des rétrécissements inflammatoires de luretère, aboutissant à une rétention pyélique plus où moins importante, qui provoquerait l’abaissement du rein mal soutenu. Et Delbet conclut : « Le rein mobile est un accident de la vie génitale, il est la conséquence des infections utérines ».
— Tout ce qui peut augmenter le poids du rein : tumeur, hydronéphroses, calculs (Observation VII.
— Le traumatisme.