ACTE TE
aphasie. La main droite devient maladroite, et le malade ne peut plus signer son nom. Il lache les objets qu'il ne sent plus Depuis un mois et demi, la lumière le fatigue assez rapidement, il voit trouble. Le 10 Avril, il entre dans le service de neurologie. Céphalée avec impression de constriction. La parole est lente avec un peu d'échappement. Au membre supérieur droit, dysmétrie, pas de perte de force, dysmétrie également aux membres inférieurs. Les réflexes sont normaux, on ne peut pas provoquer le cutané plantaire. Pas de paralysie du voile, du
larynx, du pharynx. Pas de troubles de la sensibilité.
Le 19 Avril. Amélioration de la dysarthrie. 29 Avril, diplopie, nystagmus très net, bourdonnements dans l'oreille gauche. Le 7 Mai, le malade est plus gêné pour marcher. Démarche saccadée. Ii se plaint d’être devenu raide du côté gauche. Il a des mouvements saccadés avec tremblement intentionnel terminal. Adiadococinésie. Le 8 Mai, amélioration, le malade parle mieux, plus de signes cérébelleux nets. Le 21 Mai, le malade parle relativement vite avec des intonations plus normales, aucun signe pyramidal, mais dysmétrie de plus en plus accusée et prédominance sur le côté gauche. Marche zigzagante, titubation légère non aggravée par l’occlusion des yeux. Le 25 Mai, nouvelle aggravation.
Depuis 2 jours, perte de la force des membres supérieurs, prédominant à l'épaule. Aux membres inférieurs, le malade peut se soulever sur la pointe du pied. Les signes cérébelleux se
sont aggravés, les réflexes sont plus vifs, et il y a une ébauche
D AOIERE
de trépidation épileptoïde. Pas de cutané plantaire. Abolition
des cutanés abdominaux.
Le 26 Mai, impotence beaucoup augmentée. Le 7 Juin, trépidation de plus en plus exagérée. Aggravation de la stabilité dynamique, le malade ne peut faire un pas sans tituber ou sans être soutenu, il ne peut se tenir seul un instant, si écartée que
soit sa base de sustentation.
XVe OBSERVATION MM. BERIEL et DEVIC (idem)
Femme de 26 ans. — En mars 1922, chute sur les genoux dont elle ne peut se relever sans aide. Les jours suivants, la marche devient pénible et la malade peut difficilement monter les escaliers, la jambe gauche étant atteinte trois ou quatre jours avant la droite. Quelques jours après, la malade a des vertiges dans son lit, associés avec de la céphalée diffuse. Un seul vomisse-
ment quelques jours avant d'entrer.
A l'entrée (6 mars 1922) démarche cérébello spasmodique, exagération des réflexes tendineux des membres inférieurs. Babinski bilatéral, pas de troubles sensitifs. Légère adiadococipésie du membre supérieur droit difficile à interpréter, car la malade accuse une perte de force de ce membre.
Petit tremblement de la lèvre supérieure marqué à droite, tré-
mulation de la paupière inférieure droite, Ponction lombaire :
17 éléments au cm3 albumine : 0, 30. B. W. négatif. Glu-
| cose : 0,72.
La malade reçoit 10 injections de cyanure et une série de.
novarsenobenzol, ce traitement paraît l'améliorer. Deux nouvelles
séries de novar sont faites, mais pendant la dernière série, en
= novembre, la malade s'aggrave à nouveau et lorsqu'elle revient
en décembre 1922 à l'hôpital, on constate, un syndrome de sclérose en plaques complétement constitué : exagération des “réflexes rotuliens, signe de Babinski, exagération des réflexes de défense, adiadococinésie et dysmétrie très accuséesau mem-
bre supérieur droit, très légères à gauche. ni
XVIe OBSERVATION (Résumé)
* MM. de MASSARY et MEVEL (R. Neurol., mars 1927, p. 347)
Sérothérapie antitétanique. Troubles parétiques.
Encéphalite léthargique et Sclérose en plaques
N$:., 27 ans, entre à Lariboisière, le 9 juillèt 1925: pour - troubles parétiques succédant à une injection de sérum antitéta-
nique ayant donné des accidents sériques (urticaire) et des
troubles vagues de la motilité dans le membre supérieur gauche,
| se diffusant dans le membre supérieur droit et les membres
inférieurs. | Marche difficile. Pas de paralysie. Force de préhension dimi-
nuée, pas d'amyotrophie, disparition de la sensibilité à tous les
D Se
modes. Hypersomnie très marquée. P. L. — lymphocites 3 — Albumine 0,30 — Glucose 0,99 — Benjoin colloïdal négatif. Pas de température, pas de troubles oculaires. Série de 10 injections d’uroformine intra-veineux.
: ‘Amélioration rapide, disparition de l'hypersomnie, disparition des troubles sensitifs. Sort de l'hôpital.
17 avril 1926. — Rentre dans le service avec troubles parétiques localisés au côté gauche du corps. Marche anormale. Il traine, le membre inférieur gauche en l’écartant du droit. Secousses
rapides et étendues du membre gauche disparaissant au repos.
Maladresse du membre supérieur gauche sans tremblement. Réflexes tendineux etcutanés normaux. Pas de somnolence, pas de température. Les troubles s’atténuent sous l'influence d’in-
jections de strychnine. Sortie le 1% mai 1926.
24 janvier 1927. — Démarche cérébello spasmodique. Pieds écartés, titubation. Dysmétrie aux membres inférieurs. Incertitude de la préhension des objets. Ebauche de tremblement intentionnel.
Adiadococinésie légère plus marquée à gauche. Réflexes rotuliens et achiléens très exagérés. Clonus du pied. Réflexe cutané abdominal inférieur aboli. Nystagmus horizontal. Troubles de la parole. 2cas. P. L. Albumine 0,35. Benjoin négatif, Sucre 1,60.
Examen électrique (D' Bourguignon) 1° chronaxie augmentée dans l’extenseur propre du gros orteil, diminuée dans l’abducteur du gros orteil et le court fléchisseur du gros orteil.
2° Réflexe électrique très exagéré et bilatéral.
COHEST-Se
Ces signes ne laissent aucun doute sur la lésion du faisceau pyramidal bitatéral.
Une série de 10 injections de salicylate de soude (2 gr. chacune) amène l'amélioration des symptômes. La démarche reste cérébello spasmodique, les réflexes vifs, Disparition du clonus, que l'on retrouve lorsque la malade a marché quelque temps.
Glucose rachidien tombe à 0,80.
XVII: OBSERVATION (Résumé) MM. COURTOIS-SUFFIT, SCHEFFER & GARNIER
Syndrome cérébello vestibulaire d’origine encéphalitique ou
sclérose en plaques. Rev. neurol. avril 1925
Mre P..., 29 ans entre le 9 mars 1925 à la maison Dubois dans le service du D' Courtois-Suffit. Malade depuis le 11 février 1925. Céphalées, bourdonnements d'oreille, durant8 jours sans arrêt, puis vertiges, qui persistent encore, et troubles du sommeil.
Insomnie totale pendant 4 jours, puis hypersomnie (36 heures sans arrêt). Fin février : Démarche incertaine, exagération des vertiges, température à 38° le soir.
Etat actuel : au 15 mars 1925. Au repos, petits mouvements spontanés et transversaux de la tête s'exagérant quand le malade s’assied, instabilité de la station debout, démarche incertaine,
hésitante, festonnante, les pieds écartés, non augmentée per
Et
“catalepsié cérébellénse"" 2207 | à S
laire. ARE
Te ee
locclusion des yeux. Pas de Se pas d'adiadococinésie,
pas d’hypotonie. | |
Ecriture normale, pas de troubles de la parole. Tendance à la
Aucun signe pyramidal, réflexes tendineux vifs, mais non. ï pendulaires. Pas de signe de Babinski, réflexes cutanés abdominaux abolis des deux côtés. Troubles de la sensibilité subjective: En à fourmillements -Nystagmus accentué, horizontal mais parfois Hs avec secousses verticales et aussi des mouvements de rotation. ‘
Pupilles normales. Fond d'œil normal. Pas de paralysie ocu-
La P. L. donne : albumine 0,30 — Sucre 0,67 — Benjoin col- 4 è loïdal négatif. B. W. négatif dans le sang et le liquide.
30 mars, — Troubles de l'équilibre plus accentués, démarche SR
plus difficile. Epreuve de la préhension moins bonne à gauche,
la malade présente quelque hésitation qüand elle porte un verre
plein à sa bouche. “A | HS
1% avril. — Nystagmus moins marqué, vertiges plus accentués.