CHAPITRE III
Utilité de la correction des Astigmatismes faibles .
Quand on a décelé el mesuré lastigmatisme faible chez un sujet, la question se pose de savoir si cette amétropie doit être corrigée. + ‘ Pendant longtemps cette correction a été considérée comme inutile. Donders estimait comme négligeable une astigmie de 4 dioptrie. Autrefois il n'y avail pas de verres cylindriques au-dessous de 0 d. 75. |
Nous allons, au contraire, montrer:l'importance de cette correction. |
Javal écrivait déjà en 1891 : « Si on me donnait le choix de renoncer dans mon cabinet aux cylindres supérieurs à 4 d. 50
ou aux cylindres faibles de 0 d. 50 à 1 dioptrie, je n’'hésiterais .
pas une seconde à sacrilier les premiers, non seulement à cause
du nombre beaucoup plus grand de personnes qui bénéficient de. l'emploi des cylindres faibles qu'à cause de celle circonstance
tout à fait inattendue, mise en lumière par G. Martin, que
l’astigmatisme faible est surtout une cause d’asthénopie intoléra-
ble, tandis que l'astigmatisme fort entraine seulement une amblyopie-qui est tolérée beaucoup mieux qu'on ne le pourrait
croire ». Cette opinion de Javal au point de vue des -astigma-
tismes forts est certainement excessive et on peut presque dire
que c’est une boutade.
Néanmoins l'utilité de ces cylindres faibles est incontestable et cette idée n'a fait que s’aflirmer de plus en plus. L'oculiste peul s'en servir dans deux buts. Tout d'abord pour améliorer la vision et ensuite comme (railement médical d’un certain
SAS nombre affections chroniques de l'appareil de la vision qui résistent à tous les traitements ct ne s’améliorent que par le . port des verres correcteurs. 1
A) Utilité au point de vue optique
Dans les très faibles degrés de 0 4. 25 à 0 d. 50 que l’on décèle chez certains malades oculaires au cours d’un examen . méthodique des yeux, on constate que la correction est souvent inutile et peut troubler la vision, alors même que le cylindre a été choisi avec un très grand soin. Telle est l'opinion de Terrier que l’on à quelquefois l’occasion de vérilier. Il y a, en effet, un nombre assez considérable d’astigmies faibles qui non seulement ne doivent pas être corrigées, mais dont la correction serait plutôt gênante.
Le plus souvent, au contraire, on trouve des malades chez qui un cylindre faible seul ou ajouté à un sphérique correcteur d’une amélropie de fond améliore considérablement l’acuité. Ce sont en général des astigmatismes obliques qui sont plus difficiles à corriger spontanément par accommodation partielle. Mais'le cas le plus fréquent où cette amélioration est très marquée est certainement celui de l'astigmatisme faible inverse.
Ogservarion XXIV
M'° P.., dix-huit ans. Se plaint de mal de tête. L'ophtalmomètre donne :
CDR DÉME La skiascopie indique :
CDN NV em