INTRODUCTION
La chirurgie du foie a fait dans ces dernières années des progrès considérables dont il est fort intéressant de suivre l'évolution.
Les progrès de l’antisepsie et de l’asepsie donnant aux chirurgiens des succès qu'ils n'avaient pas autrefois, leur ont permis de multiplier les interventions sur la glande hépatique et particulièrement sur les voies biliaires. Il leur fut donné ainsi de voir les lésions produites par les affections dont ils avaient étudié les symptômes cliniques et à force de voir des cas nouveaux, à force de répéter des interventions le plus souvent heureuses, ils se rendirent compte de l'insuffisance des procédés employés jusqu'alors pour certains cas particuliers.
Le drainage des voies biliaires en particulier est intéressant à suivre dans son évolution : tout d'abord
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c’est à la vésicule superficielle et facile à atteindre que l'on s'attaque, puis on rend plus complètes les interventions pratiquées sur elle et son canal de dérivation, après, c'est le cholédoque qui est exploré et abordé, tant par la voie abdominale que par la voie lombaire, enfin c’est l’hépatique qui est à l’ordre du jour et la question de son drainage dû à Kehr de Halberstadt, est du plus haut intérêt : il fut drainé successivement, que ce soit à cause d’une lithiasee profonde ou d’une angiocholite grave, par la voie cholédochienne, par la voie cystique et cholécystique et aujourd'hui, grâce auxstravaux:, de Kehr, de Delasénière ede#Ee;ars, c'est sur le canal lui-même qu'on établit le drainage.
Nous n’avonspasl'intention, dans cetteétuded’apporter des faits nouveaux destinés à modifier les procédés employés, nous désirons seulement essayer de préciser les indications générales du drainage de l’hépatique, de voir en quoi le drainage direct et total est supérieur au drainage indirect et dans quels cas, cependant, ce drainage indirect doit être conservé : nous étudierons successivement la technique de ces divers procédés de drainage, tels que nous avons pu les voir pratiquer à l’hôpital du Mans par M. Delagénière, en insistant sur le drainage direct et total à l'aide d'un drain introduit dans l’hépatique même : c’est le procédé le plus récent et il nous semble intéressant de réunir dans cette étude les documents qui le concernent. Les tra-
vaux très importants de Kehr, de Delagénière, de Léjars, nous ont servi de guide précieux pour la rédaction de ce travail.
Après avoir rapidement étudié les procédés d’exception de drainage de l’hépatique nous présenterons un certain nombre d'observations se rapportant à la chirurgie et au drainage de l’hépatique.
Nous désirons remercier tout particulièrement M. le docteur Delagénière, du Mans, dans le service duquel nous avons vu pratiquer de si intéressantes et de si brillantes opérations sur les voies biliaires, c’est lui qui fut en quelque sorte l’introducteur de la chirurgie du canal hépatique en France et c’est lui qui nous a conseillé de consacrer notre thèse à l'étude du drainage du canal hépatique.
Nous prions M. le docteur Le Bail de vouloir bien accepter nos plus sincères remerciements ; nous avons été pendant près de deux ans son interne à l'hôpital du Mans. Son grand sens clinique, son observation méticuleuse des malades ont été pour nous de précieux exemples que nous nous efforcerons de suivre dans l’exercice de notre profession.
Nous voulons témoigner notre reconnaissance à nos anciens maîtres dans les hôpitaux de Paris : MM. les docteurs Huchard, Reclus, Bonnaïire, Comby, dont les bienveillants conseils ont jalonné les différentes étapes de nos études médicales.
Nous prions enfin M. le professeur Terrier d'agréer Ne l'hommage de notre respectueuse et profonde gratitude pour le très grand honneur qu'il nous a fait en
acceptant la présidence de cette thèse. fee He f