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GENERALITES SUR LES FIBROMES DE LA PAROI ABDOMINALE

Anatomie pathologique. — Les fibromes de la paroi abdominale sont en général uniques, il n’y a guère que trois ou quatre observations où la tumeur était double. On peut les rencontrer dans toute l’étendue de la paroi abdominale, même à l’ombilic et sur la ligne blanche. Toutefois leur siège de prédilection est la région inguinale, puis par ordre de fréquence, l’hypogastre, le flanc, i’hypochondre, l’épigastre et la zone ombilicale. Nous ne faisons que signaler la fréquence de la tumeur au voisinage de l’arcade de Fa II ope, nous nous réservons d’en parler plus haut.

Autant il est facile de déterminer le siège topographique de ces néoplasmes, autant il est difficile de dire exactement la situation qu’ils occupent par rapport aux différents plans musculo-aponévrotiques de la paroi. Sur ce point, en effet, les observations des auteurs sont, d’une façon générale, peu précises. Toutes les variations ont été signalées, parfois superficielles, recouvertes par la peau et le fascia superlicialis, situées dans d’autres cas au milieu des muscles qui les entourent de toutes parts;

on voit aussi de ces tumeurs se trouver en rapport avec la séreuse péritonéale à laquelle elles peuvent adhérer très intimement.

Leur volume est variable, on en rencontre de la grosseur d’une noisette, on en trouve aussi de géants qui surplombent les cuisses et descendent jusqu'au genou, cas de Rokitanski. Leur dimension dépend uniquement de la période de leur évolution où on les a opérés.

Deux types sont classiques : Certains fibromes sont isolés, énucléables, tandis que d’autres présentent un pédicule qui les rattache soit au squelette voisin, soit aux insertions aponévrotiques de la région. Mais cette dernière forme est rare et M!VJ. Labbé et Rémy discutent les observations qui en ont été rapportées, et concluent « que le pédicule n’existe pas souvent, s'il a jamais existé ».

R est bien difficile d’être fixé* sur ce point, ce n’est d’ailleurs pas la seule partie litigieuse de la question. La constitution de ces néoplasmes donne lieu à de nouvelles discussions.

Généralement ovoïdes, dures, à surface lisse ou légèrement bosselée, ces tumeurs présentent à la coupe un aspect blanc grisâtre. Le tissu crie sous le scalpel.

Leur surface de section est sillonnée de libres nacrées

qui tantôt s’entre-croisent sous divers angles, tantôt sont disposées en spirales, en tourbillons.

Microscopiquement elles sont constituées par du tissu fibreux ; « libres larges ou étroites, rectilignes ou onduleuses du tissu conjonctif ».

Les libres s’entre-croisant et présentant par endroits l’aspect de tourbillons forment des mailles en général serrées, quelquefois assez larges, comblées par du tissu amorphe. Telle est du moins la description du • fibrome

type. Lorsque la tumeur est volumineuse, il n’est pas rare qu’elle présente en certains points de la dégénérescence myxœdémateuse ou kystique. Parfois on a trouvé par places dans ces tumeurs des groupes de petites cellules à gros noyaux montrant que ces fibromes présentaient une transformation sarcomateuse.

Faut-il admettre comme fibrome de telles tumeurs? C’est là un point qui a été discuté, et certains auteurs, entre autres M. Peyrot, soutiennent que « ce sont alors des sarcomes qui offrent pendant toute une période les caractères des fibromes ».

Une distinction capitale doit être faite entre les sarcomes et les fibromes proprement dits, la paroi abdominale peut présenter des sarcomes aponévrotiques de même que n’importe quelle autre région de l’organisme. Cependant nous ne croyons pas qu’on doive rejeter les tumeurs fibreuses qui présentent des coins sarcomateux, car tout fibrome peut présenter la un dès stades de son évolution de la dégénérescence sarcomateuse. Aussi estimons-nous que de telles tumeurs doivent être comprises parmi les fibromes de la paroi abdominale, c’est d’ailleurs l’opinion de MM. Labbé et Rémy.

Une autre question se pose : Doit-on accepter les fibromes présentant des fibres musculaires lisses ? Nous ne le pensons pas. Aussi faisons-nous rentrer dans la catégorie des fibromes de la paroi abdominale l’observation que nous publions, qui est relative à un « tibromyo-myxome avec par places des amas de cellules du type sarcomateux ».

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