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après l'injection de 5 centimètres cube d’une solution de formol à 5 °/,, soit de 35 centigrammes de formaldéhyde par kilogramme.
Un second cobaye pesant 335 grammes a reeu tous les jours pendant cin4 Jours, un centimitre cube et demi de la même solution. Il a maigri beaucoup plus rapidement et a perdu un poids plus considérable que le premier. Le lendemain de la première injection, il pesait 310 grammes : le troisième jour °95 grammes ; le cinquième Jour 288 grammes le huitième jour 218 grammes. La mort nest survenue que le huitième jour. Il avait re u sous la peau 7 cent. cube"1/?2 de la solution à 5°/, soit par kiiogramme, 48 centigrammes de formoldéhyde.
Un troisième cobaye pesant 409 grammes recoit en injection hypodermique 2 centim. cube de la même solution, c’est-à-dire 10 centigrammes de formaldéhyde par kilogramme. Cette injection n’a pas été renouvelée, Comme pour les deux autres, la perte de poids a ét° rapide puisque, cinq jours après, il ne pesait que 55 gr. Mais peu à peu il a augmenté de poids et le dixième jours après l'injection, il avait recouvré son poids primitif.
$ 2. — Vapeurs de formol
D’apris M. Berlioz, les vapeurs de formol ne deviennent tcxiques que lorsqu'elles sont respirées en
grande quantité et pendant plusieurs heures.
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Les nombreux essais pratiqués par MM. Trillat et Bardet, durant lesquels ils ont respiré souvent de grandes quantités de formol, prouvent que la tolérance de la muqueuse pulmonaire est grande. La muqueuse conjonctivale est plus rapidement impressionnée.
Un cobaye, exposé. dans une caisse, aux vapeurs se dégageant d’une solution de formol à 49 pour 100, est mort en trois Jours.
. Un second cobaye, exposé seize heures par jour au courant d’air traversant une solution de formol à -» pour 100, est mort pareillement au bout detroisjours.
MM. Bardet et Trillat ont communiqué à la Société de thérapeutique (séance du 24 avril 18)5) le résultat d’une série d'expériences faites à l'hô,ital Cochin dans le but de rechercher si l’on peut avec 'e formol désinfecter de grands locaux. Ils ont réduit en vapeurs environ deux litres et demi d’alcoo! méthylique par 109 mètres cubes pour arriver à la stérilisation. Il suflit de cinq à six heures de ventilation avant d'entrer dans la saile pour que l'air ne soit plus irri-
tant pour les muqueuses.
$ 3. — Analomie pathologique
Chez les animaux qui ont recu en injections hypodermiques 25 centigrammes de formol et qui sont morts au bout de plusicurs jours, M. Pottevin a cons-
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taté la production constante de scléroses du tissu conjonctif sous-cutané, localisées surtout dans les régions inguinales et axillaires.
Lorsqu'il a essayé d’injecter dans les veines de l'oreille d’un lapin plus de 4 centigr mmes de fimol par kilogramme (la solution employée était à 2 pour 100), il a toujours déterminé la mort immédiate des animaux. | ;
A l’autopsie pratiquée aussiôt, il a trouvé le sang coagulé dans toute l'étendue du système circulatoire, les poumons, les deux cœurs, l'aorte.
Chez un cobaye mort à la suite d’injections hypodermiques quotidiennes pratiquées dans la région du dos pendant cinq jours — ces injections étaient de un centimètre cube de la solution à 5 pour 100, — nous avons trouvé des lésions très caractéristiques. La peau étuit sphacélée dans toute l’étendue de la r gion où avaient été faites les injections. Une escarre grosse comme une pi ce de un franc occupait la paroi abdominaie. La face interne de cette paroi était rouge violacée. Le gros intestin était sphacclé en plusieurs endroits et perforé au niveau de ia face postérieure du cœæeum. Le péritoine était épaissi et injecté. Les reins, la rate, les capsu'es surrénales étaient trs congestionnéex.
Chez un second cabaye, mort au bout de huit jours d injections hyvpodermiques quotidiennes, de un centunètre cube et demi de la solution à 5 pour 100,
nous avons {rouvé des lésions peu différentes des précédentes.
Au niveau de la surface où avaient été pratiquées les injections existait une vaste escarre s’éténdant en profondeur jusqu’à la facé interne de la paroi abdominale.
Les anses intestinales étaient agglutinées par des fausses membranes épaisses et accolées à la paroi. Sous les fausses membranes, l'intestin était pâle, couleur feuille morte. Les reins. le foie. les capsules surrénales étaient très congestionnés. Nous avons pratiqué l’examen histologique du rein de ces cobayes. Pour ce faire, le rein parfaitement frais a été plongé dans l'alcool à 100 degrés, ensuite inclus dans la parafine, puis débité en coupes fines au moyen du microtome de Minot. Ces coupes ont été collées sur lame et traitées par différents colorants.
Un fait frappe au premier abord sur une coupe examinée à faible grossissement ; c’est l’oblitération des canalicules urinaires. Le rein présente d’autres signes d'inflammation. C’est ainsi que la couche périphérique est transform'e en un tissu compact infiltré de nombreuses cellules inflammatoires et parsemée de dépôts importants de fibrine. À un plus fort grossissement, on constate que tous les tubes du rein sont le siège de lésions plus ou moins accusées. En certains points où les altérations sont particulièrement manifestes, l’espace occupé par le tube urinifère est rempli par une masse spongieuse parsemée