OBSERVATION III
Communiquée par M. Brocq, interne du service de M. le docteur Vidal.
Le nommé O0..., employé de chemin de fer, âgé de 39 ans, entre le 9 juin 1881, à l'hopital Saint-Louis, salle Saint-Jean, n° 47, service de M. le Dr Vidal.
Rien de particulier à signaler dans les antécédents héréditaires ou personnels. Le malade est seulement alcoolique. 11 a des pituites le matin, des cauchemars pendant la nuit. Il] y a quatre ans, il a eu des douleurs raumatismales vagues.
La maladie actuelle a débuté, il y a quatre ans, par un petit bouton, siégeant sur le nez, s’'accompagnant d’une sensation de brülure. Le traitement par l’arsenic (liqueur de Fowler) a occasionné de violents maux d'estomac, et a dû être interrompu depuis deux mois. La maladie s’est aggravée depuis lors.
Etat actuel. — Sur le front, les joues, le cou, on voit une rougeur diffuse, à bords peu nets, recouverte d’une desquamation pityriasiforme.
Le malade dit avoir perdu quelques poils de ses sourcils. Mais il n’y a jamais eu de suintement.
Les avant-bras portent des traces de vésicules, et de papules, excoriées pour la plupart. Le derme y est épaissi. Au pli du coude, sur le bras et l’épaule, la rougeur est très marquée.
Sur les parties latérales du tronc, on trouve des papules excoriées. Mais, en avant de la poitrine et de l'abdomen, on voit très nettement que les poils constituent le centre de toutes petites papules livides, excoriées, très prurigineuses. Les fesses, le pli du jarret, les jambes présentent des papules excoriées et de l’épaississement du derme. Par places, les poils forment « chair de poule », constituant le lichen pilaris par hypertrophie papillaire de Bazin.
Le malade est très nerveux, très impressionnable ; il se met facilement en colère. Sujet aux maux de tête ; il a perdu l'appétit depuis une quinzaine de mois.
Traitement. — Baïns d’amidon vinaigrés. Potions avec la décoc-