OBSERVATION Ï
Récidive de cure radicale par le procédé de retournement sans points de suture sur la vaginale. (D' Legueu).
({n thèse Houdé).
Dans le courant de janvier 1899, un malade se présente à la consultation de Saint-Louis, atteint d’une hydrocèle droite, de la grosseur d’une orange, transparente ; aucun antécédent génital auquel on peut attribuer cette affection. Le malade est opéré par le docteur Legueu par le procédé de retournement.
L'opération à l’aide de la cocaïne fut simple, l’incision de la vaginale n’était que de deux centimètres, de façon que le testicule put passer seulement à la suite de pressions ; mais la vaginale retournée ne fut pas fixée dans sa nouvelle position à l’aide de sutures.
L'opération dura cinq minutes, etle malade muni d’un panse- .
ment, retourna chez lui. Au huitième jour, les fils sont enlevés, il n’y a plus de douleur, le malade se sent très bien.
Trois semaines après, le malade se présente de nouveau à la consultation, parce qu’il remarque que depuis quelques jours, la partie droite du scrotum augmente de volume. L'examen démontre qu’une récidive s’est produite ; à la fin de février, il voulut bien se soumettre une seconde fois à l'opération qui fut recommencée par le même procédé.
L’incision démontra que le testicule était à nouveau rentré dans la vaginale, et l’on retrouvait sur celle-ci la trace cicatricielle de la dernière opération ; le décollement fut plus difficile, car au niveau de la cicatrice, il existait des adhérences avec le scrotum.
Le décollement achevé, le retournement de la vaginale réincisée s’opéra sans difficulté. Le liquide était séro-sanguinolent ; mais, cette fois, la vaginale fut maintenue éversée par deux points de suture l’unissant au tissu cellulaire du cordon. La guérison s’effectua en huit jours et le malade revu plusieurs fois, ne présente pas trace de récidive.
OBSERVATION Il
Récidive de cure radicale d'hydrocèle par retournement sans fixation de la vaginale dans sa nouvelle situation.
(Due à l’obligeance de M. Tresson, interne des hôpitaux, aide d'anatomie à la Faculté).
G. L..., âgé de 30 ans, se présente au mois de juillet 4899,
LE Ne
dans le service du professeur Le Dentu. Il est atteint d'une hydrocèle vaginale siégeant du côté droit. Il à eu une orchite au commencement de cette même année.
Le malade est anesthésié à la cocaïne. On fait une longue incision cutanée, une longue incision sur la vaginale, et le contenu est évacué, On procède ensuite au retournement de la vaginale qui est appliquée par sa face externe contre lépididyme et le cordon. Elle était très distendue ; elle est maintenant très large et flottante, mais elle a conservé sa souplesse, et son éversion se fait avec une remarquable facilité. Aussi juge-t-on inutile de la fixer dans sa nouvelle situation. On ne fait aucun point de suture vaginal. On suture le scrotum et l’on applique un pansement compressif.
Ablation des fils au bout de huitjours. Rien à noter. Le malade se lève et sort guéri au bout de quinze jours, sans trace derécidive.
Mais il revient un mois après, se plaignant de douleurs légères, irradiées le long du cordon. L’examen montre une tumeur lisse, un peu fluctuante, du volume d’une très grosse noix, située au dessus du testicule, à la partie inférieure du cordon. Cette tumeur présente absolument l'aspect et le caractère d’un kyste du cordon,
L'intervention, pour la seconde fois, est décidée. Anesthésie à la cocaïne. On constate que la vaginale n’est pas restée dans sa situation éversée dans sa partie supérieure, mais qu’elle est revenue en partie sur le cordon à son origine, et que, grâce aux nouvelles adhérences constatées à ce niveau, une hydrocèle partielle s’est reconstituée en un mois, donnant cliniquement les caractères d’un kyste du cordon.
La vaginale est décollée de ses nouvelles adhérences replacée en éversion, et, cette fois deux points de suture la maintiennent dans cette situation.
La guérison définitive est obtenue.
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