‹ Contribution à l'Étude du MégaduodénumChapitre 12 sur 14 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Observation du Professeur Raymond Grégoire

(Société de Chirurgie de Paris 1920)

R... Fernande, âgée de 22 ans, entre le 8 Décembre 191£ pour douleurs au creux de l’estomac.

Depuis l’âge de 12 ou 13 ans, elle a toujours souffert de l’estomac, digestions longues, pénibles, pesanteurs sans pyrosis, sensations de ballonnement abdominal.

Vers ia fin de 1914, son état s’est subitement aggravé, elle commence à vomir après les repas. Deux fois elle eut

des hématéméses.

En 1915 et 1916, la malade se trouve à peu près bien portante. A la fin de 1916, les douleurs reparaissent. Il ne se manifeste cette fois ni hématéméses, ni VOIR SET $ alimentaires. Pas de mélœna.

La malade est pâle, fatiguée. Elle pêse 38 kilogrammes. Elle est incapable d’aucun travail soutenu et sujette à la tristesse et aux idées noires.

A l’examen, l’abdomen est pendant les périodes dou. loureuses nettement distendu et ballonné surtout au ni veau de l’épigastre. On sent du reste à la main, une sorte de globe tendu, formé par l’estomac dont on perçoit les contractions et les reptations à travers la paroi abdomirale.

En dehors des périodes douloureuses, le ventre, sans être tout à fait souple, est plat, la pression n’est douloureuse qu’au niveau de la zone pancréatico-duodénale.

Examen Radioscopique. L’'estomac hvpotonique des cend jusqu’au voisinage du pubis. Les mouvements péristaltiques n’apparaissent que très longtemps après l’ingestion, encore faut-il des excitations multipliées de la paroi abdominale. Liquide de stase en très grande abor: dance, occupant près du tiers de la hauteur totale de l’estomac.

Le pylore, extrêmement bas, se projette au-dessous de

lombilic, aucune encoche gastrique.

Intervention le 11 Décembre 1919. — Laparotomie mé diane sus-ombilicale.

Le foie descend bas et occupe tout l'angle chondral. L'’estomac descend très bas jusqu’au pubis, et, décrit un J très prononcé.

Le pylore et le duodénum, dans ces deux premières portions, sont d’une mobilité anormale considérable. I]

existe un ligament evstico-duodéno-colique.

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